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Circulaire n°23 - septembre 2004


Chère amie, cher ami,

Vous avez attendu cette circulaire longtemps. Trop longtemps. Elle aurait dû vous parvenir au printemps. Mais plusieurs évènements en ont retardé la diffussion. D'abord, après plusieurs pannes, il a fallu changer notre ordinateur. Mais, surtout, des affaires judiciaires exceptionnelles nous ont mobilisés : l'Affaire des disparues de l'Yonne (l'exhumation du corps du gendarme Jambert aura enfin prouvé ce que nous dénoncions depuis longtemps : il a été bel et bien suicidé !) ; l'Affaire du juge Borrel - là, également, il est enfin établi que son "suicide" était une mascarade ; le procès Dutroux - dont on essaie de faire avaler à l'opinion qu'il ne s'agit pas d'un réseau - ; les affaires des 2 tueurs en série (Fourniret et Bodein) qui soulignent les graves lacunes ou déficiences de notre système ; l'Affaire Alègre dont les prochaines exhumations vont montrer sûrement qu'il s'agit non seulement d'un tueur en série mais d'un réseau.
Et puis, il y a eu l'Affaire d'Outreau, dont le procès a démontré qu'il s'agit d'un scandale judiciaire absolu. Ses dysfonctionnements ont tant choqué l'opinion publique que le Garde des Sceaux lui-même - fait rarissime - a dû intervenir, pendant le déroulement du procès d'Omer, pour exprimer son désarroi et sa solidarité envers les victimes d'une telle aberration. Et puis, il y a toutes ces "petites affaires". Petites parce que .... non médiatisées !
Vous l'avez compris, nous n'avons guère trouvé le temps pour réaliser cette circulaire. L'exemplarité de toutes ces affaires nous mobilisaient complétement : nous étions sur le front !

La mort de Marcel Jullian

Le regard de Marcel (il avait les yeux très bleus) reflétait parfaitement son âme : celle d'un homme de coeur plein de tendresse, et qui ne supportait pas l'insjustice.

Dans le même temps, nous avons subi une longue série noire. Plusieurs personnalités, membres de FJ, nous ont quittés. Yvan Audouard, Olivier Guichard, José Giovanni, Paul Guimard, le Pr Minkowski, Madeleine Robinson, Georges Decaunes et ... Marcel Jullian !
C'est une génération, celle qui a émergé juste après la guerre, qui est en train de partir. Issue de la Résistance, cette génération est riche d'hommes et de femmes au caractère trempé. Et pour cause, autodidactes, ils ont dû se faire eux-mêmes. Les privations et le joug de l'Occupation leur ont appris, pafois dans leur chair, l'insjustice et la solidarité.
De gauche, de droite, anarchistes, monarchistes, gaullistes ou de nulle part, ils ont reconstruit la France. L'humanisme est leur ciment commun. Pas étonnant que beaucoup d'entre eux nous aient rejoint.
Mais cette génération nous quitte, un par un, chaque année, laissant à chaque fois un immense vide intellectuel et affectif. Marcel était de ceux-là. Un homme de coeur et de conviction.
C'était notre président mais, surtout, c'était notre ami.

France Justice

 

La révision du procès Seznec - Décision trés bientôt

Fin juillet, nous avons appris que la présidente de la Commission de révision aurait prévu de clore vers la rentrée l'instruction concernant la requête en révision du procès Seznec présentée par la Chancellerie en 2001. L'avis pourrait être rendu public vers la fin de l'année ou tout début 2005.

Une assemblée générale exceptionnelle

Il se trouve que notre Assemblée Générale doit se tenir le dimanche 28 novembre pour adopter le bilan de nos activités de l'année 2003. Cette assemblée s'annonce donc comme doublement exceptionnelle : il s'agira, en effet, d'élire le nouveau président de France Justice en remplacement de Marcel Jullian, mais également, de commenter au plus près, peut être, les attendus de la Commission de révision si son avis peut nous parvenir d'ici là.

 

Soutiens unanimes

L'ancienne Garde des Sceaux, Marylise Lebranchu, a révélé en décembre 2003 que la demande en révision du procès Seznec déposée au nom de la Chancellerie le 30 mars 2001, avait reçu l'agrément de Lionel Jospin, alors Premier Ministre. Une exception d'autant plus notable que c'est la seule demande en révision émanant du ministère de la Justice que le Chef du Gouvernement aura soutenue. Et cela confirme le soutien qu'il avait manifesté, quelques années auparavant, lorsqu'il était ministre de l'Education nationale. A noter que parmi les personnalités qui ont toujours soutenu la demande en révision, figurent plusieurs anciens Premiers Ministres : Jacques Chaban-Delmas, Laurent Fabius, Raymond Barre, Michel Rocard et Jacques Chirac. Lorsque l'on sait que des personnalités aussi différentes que Pierre Mehaignerie, François Bayrou, Alain Madelin, François Poncelet (Président du Sénat jusqu'en sept. 2004) ou Robert Badinter (Président du Conseil constitutionnel) ont publiquement réclamé cette révision, il ne fait aucun doute qu'elle est unanimement soutenue.

 

L'esprit de la Loi

Mais nous devons tous êtres trés attentifs à la suite des évènements, quatre-vingts années de lutte vont se terminer. Deux postures peuvent conduire la conscience des magistrats de la Commission au moment du vote. Comme l'avait déclaré Valéry Turcey (alors Président de l'USM, principal syndicat de magistrats) à propos de cette demande en révision Seznec "ou bien la décision de mes collègues sera "technique" et là, seule la valeur de faits nouveaux sera déterminante, ou bien elle épousera "l'esprit de la Loi" et dans ce cas il y a lieu d'être confiant". En 1989, au moment de l'adoption à l'unanimité de cette loi surnommée la "loi Seznec" par Le Monde, voici ce que le Président de l'Assemblée nationale déclarait, justement, à propos de l'esprit de la loi :

" Je ne sais pas quelle est la vérité sur l'Affaire Seznec. Ce que je sais, c'est qu'entre les deux postulats qui doivent tracer le chemin de la justice, d'un côté il faut une stabilité des situations juridiques, de l'autre on ne peut admettre que durablement l'erreur l'emporte sur la vérité, qu'entre ces deux exigences-là, c'est la seconde doit prévaloir. Si doute il y a, il doit être favorable au condamné. Cela veut dire que , dès lors qu'il y a doute, étayé en raison, j'estime que l'esprit de la loi doit l'emporter. En disant cela, je ne veux pas me mêler de ce qui concerne l'autorité judiciaire, mais je prèside une Assemblée où l'on fabrique la loi. La loi doit être bonne en elle-même et dans son application. Les législateurs que nous sommes, ne peuvent pas se désintéresser du suivi de l'application de la loi. Pas d'interférence avec le pouvoir judiciaire, indépendant et respecté, mais en même temps, pas d'indifférence à l'application de la loi, faute de quoi nous aurions fait qu'une partie de notre travail."

 

Les archives vont-elles "parler" ?

En juin 2003, Maîtres Jean-Denis Bredin et Yves Baudelot ont été autorisés à accèder à certains dossiers, jusque-là interdits. Depuis, ces archives, émanant du Ministère de la Justice, de l'Intérieur et de la Défense, ont été réunies pour un meilleur accès. Qu'en sortira-t-il ?

Il serait étonnant que l'on ne trouve pas trace de malversations de l'Inspecteur Bonny. Mais son rôle de principal agent de la Gestapo pendant l'Occupation peut nous faire craindre que certains dossiers n'aient pas été expurgés. Ses ex-complices, à nouveau en place à la Libération, ceux qui se sont chargés de le faire fusiller un peu trop rapidement, n'avaient sûrement aucun intérêt à ce que des dossiers compromettants demeurent, même enfouies.

80 années de combat s'achèvent

Tenu par le secret de l'instruction, Denis Seznec a toujours conservé le silence sur les travaux de la Commission de révision. Sachant que ceux-ci s'achèvent, il exprimait récemment son espoir :

"Je sais qu'un combat comme le mien peut paraître fou. Cela fait désormais 80 années que ma famille se bat. Ma grand-mère est morte à 47 ans dans la misère. Ses quatre enfants ont été placés dans des orphelinats sous des faux noms. L'aînée, Marie, est morte à 20 ans, après être entrée dans les ordres pour aller soigner les bagnards lépreux en Guyane. Ma mère est morte en 1994. Mon frère Bernard s'est suicidé la même année. J'ai été débouté en 1996. Par 3 voix contre 2...
j'espère que cette fois-ci, l'esprit de la loi guidera le vote des cinq hauts magistrats. je ne peux concevoir que tous ces sacrifices, ces vies détruites, n'aient servis à rien et puissent être d'un seul coup réduits à néant par uen décision négative, comme une nouvelle sentence. Je crois que je ne pourrais y survivre."

En cas de précipitation des évènements :
Allez sur le site Internet ou écoutez le répondeur téléphonique au 01 42 85 01 76

 

Les Tri Yann n'oublient pas Seznec

Le samedi 20 mars 2004, le stade de France était archicomble pour la Nuit Celtique. 55 000 spectateurs pour écouter des centaines de chanteurs, danseurs, musiciens et choeurs gallois, irlandais et écossais, leur formation de plusieurs centaines de joueurs de cornemuses donne toujours le frisson..., et bretons, avec toutes leurs formations dont le célèbre Bagad de la Marine nationale. Cette année, il y avait en plus, le corse i Muvrini. Mais c'étaient les Tri Yann, les grandes stars de cette 3ème édition de la Nuit Celtique. Avec leur nouvelle chanteuse, la belle indonésienne Anggun, ils ont littéralement enflammé le Stade de France. Et puis, juste avant la grande finale, Jean-Louis Jossic, le leader du groupe, a rappelé comme le font toujours les Tri Yann à la fin de tous leurs concerts, le nombre de jours écoulés depuis la condamnation de Seznec au Bagne. 29 000 jours d'attente pour la révision . Puis, il a lancé un vibrant hommage à la lutte menée par Denis Seznec. En entendant le stade applaudir à tout rompre, les membres de FJ présents (il y en avait !) ont pu constater combien leur combat était largement approuvé.

 

L'album Marines des Tri Yann

Les Tri Yann, comme annoncé, ont signé un contrat important avec Sony. Résultat : un coffret Marines, contenant une compilation et un livret illustré. Celui-ci relate leur longue carrière et se termine sur l'histoire de Guillaume Seznec.
"Pour écouter Marines dans le noir, aux heures indues de la nuit, en regardant les étoiles. Vous entendrez des messages profanes, féériques, de bonnes nouvelles venues du bout du monde, mais d'où ? Elles donnent confiance dans l'au-delà comme dans l'être humain. C'est lui qui sauve le monde." Yann Queffelec.
Pour connaître les dates et lieux de tournée des Tri Yann : 02 40 58 42 54.

 

Les EV sortent un excellent album Dizehan, avec "Victime" dédié aux Seznec.

" Dizehan est sans conteste le meilleur album des EV. avec quelques titres chocs dont "Victime" dédié aux Seznec." Presse Océan

"A noter "Victime", une émouvante ballade dédiée à la famille Seznec." Ouest-France

Le moins que l'on puisse dire c'est que leur dernier album rencontre un vif succès : il est d'ailleurs en tête de gondoles dans de nombreux distributeurs. Les onze chansons sont en breton, en français et ... en finnois ! Et pour cause : Jari, membre fondateur du groupe, est d'origine finlandaise. L'une d'elle nous rappelle que "le vent d'Ouest soufflera toujours". Celui des EV n'est pas prêt d'arrêter : c'est une vraie bourrasque décoiffante ! Dans notre prochaine circulaire, nous reproduirons les paroles de "Victime", leur plus belle chanson. Merci à Jari, Lydia et aux EV pour l'avoir dédié aux Seznec.
Pour connaître les dates et lieux de tournée des EV : 02 40 58 42 54.

Un double DVD de grande qualité pour le film de Yves Boisset

Le film L'Affaire Seznec a été rediffusé de nombreuses fois. Dernièrement c'était sur Paris-Première (4 janvier) et TV Breizh (22 août). Et il continue sa vie sur les chaînes étrangères. Depuis le 8 juillet, TF1 le diffuse en DVD dans toute la France (dans les FNAC en particulier). Une excellente idée car la qualité des images est supérieure.

Il s'agit, en fait, d'un coffret contenant deux DVD. En effet, en plus du film de 3 h d'Yves BOISSET, de nombreux "bonus" y ont été ajoutés. Notamment une série de documents photographiques, une chronologie de l'Affaire, une magnifique présentation du film sous forme de coupure de presse de l'époque et, surtout, une longue conversation entre Yves BOISSET et Denis SEZNEC qui tourne autour de trois thèmes principaux : la réalisation, le bagne (ce qui est un réel "plus" car les années de souffrances de Seznec endurées en Guyane ne transparaissaient pas suffisamment dans le film) et la procédure en révision Parmi les "bonus" : la lettre d'adieu, très émouvante, y est lue dans son intégralité.

Une réussite totale. La critique de la presse professionnelle, d'ailleurs, est unanime pour saluer la qualité exceptionnelle de
ce double DVD. Extraits :

" Le film de Boisset, soutenu par des acteurs talentueux, se révèle en tout cas être une oeuvre de grande qualité" REPONSE A TOUT

" On peut se féliciter de l'excellent travail effectué" TELE K7 qui accroche trois coeurs à sa critique

" Le film est passionnant de bout en bout et est remarquablement interprété par Christophe Malavoy et Jean Yann "
DVDcritique.com

" Cette reconstitution minutieuse bénéficie d'un casting choisi. On l'apprécie tout particulièrement grâce au diaporama comparatif entre des clichés d'époque et ceux tirés du film. Fait assez rare pour être souligné, l'intégralité des deux DVD, film comme bonus, est présentée au format 16/9. Cela en dit long sur l'implication de l'équipe. Image cinéma aux contours bien définis et à la lumière parfaite, réunissant toutes les qualités. Tout est soigné jusqu'au menu"
CINEMA CHEZ SOI

" En s'associant avec Pierre Quémeneur pour vendre des voitures américaines aux Soviétiques, Guillaume Seznec ne pensait pas qu'il allait être au coeur d'une affaire qui a fait de lui l'homme le plus connu de France. Du procès aux 20 ans de bagne, ce film est d'une extrême fidélité à la réalité et Christophe Malavoy un touchant Guillaume Seznec. "
TELE-LOISIRS
" .. force est de constater que la qualité de ce type de produit augmente avec le temps et que cette affaire Seznec suscite plus d'intérêts qu'on ne l'aurait cru» DVD-Home Theater qui
accroche 4 étoiles pour la technique, 3 étoiles pour l'interactivité et 4 étoiles pour le film

" . Un coup de chapeau au réalisateur Yves Boisset " ICI PARIS

 

Les ventes de livres ou de DVD par FJ

Lors de notre prochaine assemblée générale un prix amical de ce coffret - grâce à la remise faite à FJ par l'éditeur - sera réservé aux membres présents Le coffret TF1-vidéo et le DVD édité par FJ (ils se complètent merveilleusement) peuvent, éventuellement, être adressés aux membres par La Poste (en recommandé) : il suffit d'adresser un chèque forfaitaire de 65 € à FJ.

Les livres ou DVD vendus au cours d'une conférence ou com mandés à France-Justice, le sont au profit exclusif de l'association. Cela participe directement au financement de ses actions.

 

Le financement des recherches

Le financement des recherches dans les archives devait être impérativement à la charge de la famille Seznec. Le Conseil d'Administration de France-Justice avait alors décidé (circulaire n°22) que l'association, créée à l'origine pour aider à la révision du procès Seznec, contribuerait à cet effort exceptionnel. En avril 2004, un premier accompte a donc été versé aux avocats. D'autre part, le CA avait envisagé de lancer un appel auprès des membres argentés de FJ, notamment les personnalités qui soutiennent la cause. Cet appel a été annulé à la demande de DS. Cela aurait pu nuire, selon lui, à l'éthique que sa famille a toujours eue : aucune collecte ou souscription car le risque serait trop grand de laisser une rumeur quelconque circuler. "On ne fait pas d'affaires avec l'Affaire Seznec" disait Guillaume Seznec, peu après son retour du bagne, lorsqu'il refusa tout arrangement financier en vue du tournage de sa vie au cinéma.

... et la vente du DVD "Images sur l'Affaire"

Plus de deux cents membres ont souscrit et ont reçu le DVD spécial de F-J " IMAGES SUR L'AFFAIRE SEZNEC". Ouelques-uns nous ont ecrit une lettre de fellicitation. Nous avons apprécié car cela nous a demandé beaucoup de travail.
Succès de diffusion et satisfaction pour le contenu donc. Mais résultat financier positif inattendu également. C'est ce plus qui financera les frais d'avocats.
Il reste près d'une centaine de DVD. Ceux ou celles qui désireraient le recevoir doivent faire parvenir rapidement un chèque de 40 euros (prix de fabrication et des frais d'envoi) à l'ordre de FJ, en indiquant au dos "DVD".

 

Il y a 10 ans : le dossier Seznec partait en fumée ... et c'était fumeux !



Le 4 février 1994, suite à un incendie criminel, le Parlement de Bretagne brûlait.

Le Parlement de Bretagne était le siège de la Cour d'appel de Rennes. A ce titre tous les dossiers "brûlants" - notamment les financements illégaux des partis politiques - y étaient entreposés. Le 17 janvier 1997, le procureur général près la Cour de cassation, BURGELIN, écrivait aux avocats de la famille Seznec que « malheureusement le procès-verbal n°674 (qui concernait la découverte d'un crâne dans la propriété de Pierre Quémeneur) ainsi que l'entièreté du dossier criminel de Guillaume Seznec avaient malenconteusement brûlés dans cet incendie". Mais cela était impossible car le dossier Seznec se trouvait au moment où le Parlement de Bretagne était la proie des flammes, à Paris, à la Chambre criminelle de la Cour de cassation, depuis 1976. Tentative d'étouffement ou erreur ? Le haut magistrat reconnaîtra qu'il avait été trompé. Il était selon les avocats, de bonne foi. La photo est de Gérard Gautier qui vient de publier un livre sur cet événement L'incendie de la paillotte bretonne (L'Echarpe BP 330,22003 St-Brieuc Cedex 1).

Un député porte un témoignage important à la connaissance
du Garde des Sceaux :


De fortes pressions ont été exercées sur un officier de gendarmerie
pour qu'il charge Seznec

Voici la lettre que Jean-Yves BESSELAT, député de la Seine Maritime et conseiller général du Havre, a écrite, le 28 avril dernier, à Dominique PERBEN, ministre de la Justice, et dont Le Havre Presse s'est fait l'écho :

« J'ai déjà eu l'occasion avec vous, d'évoquer l'Affaire Seznec. Je voudrais vous rappeler le témoignage suivant: mon grand-père maternel Yves CORRE,était sous-officier de gendarmerie à Morlaix pendant l'Affaire Seznec. Il connaissait bien, par ses fonctions, Guillaume Seznec et le Conseiller général Pierre
Quémeneur. A ce titre, il a été amené à témoigner pendant l'instruction du procès; sa position a toujours été claire et constante, il a toujours indiqué que pour lui, Seznec n'était pas le coupable. Par contre, ce qu'il a parfaitement compris, c'est que de fortes pressions s'exerçaient sur lui pour qu'il "charge" Seznec.
« Convoqué comme témoin à plusieurs reprises, il rentrait chez lui le soir, accablé par cette volonté de vouloir lui faire dire qu'un innocent était coupable" Il savait bien, certes, que ces deux hommes se livraient à un trafic de voitures américaines, mais il ne voyait aucune raison pour laquelle Guillaume
Seznec aurait pu commettre ces actes. Je vous livre, Monsieur le Ministre, ce témoignage oral, comme pièce à verser au dossier"

« Depuis longtemps, mon intime conviction est faite quant à l'innocence de celui qui a été condamné au bagne. Ce serait vraiment l'honneur de notre pays, de permettre la réouverture de ce procès, ce qui permettrait enfin de rétablir la vérité des faits.

Cela constituerait aussi sur le plan humain et sur le plan politique un geste particulièrement fort"

voir la lettre de JY Besselat à D. Perben

Le corps sans tête du Puits-Gallo

Michel SORIN s'est plongé dans l'Affaire Seznec depuis de nombreuses années. Il est devenu
depuis, LE spécialiste d'une des cinq thèses expliquant la disparition de Quémeneur, la piste du Puits
Gallo. Le corps d'un homme décapité retrouvé en juillet 1923 dans un puits abandonné de Sion-Les
Mines (44) serait celui du conseiller général. Le médecin qui avait examiné le cadavre à l'époque, le docteur DAGUIN, l'affirmait déjà. Mais la Sûreté avait volontairement occulté cette piste : elle avait le tort
d'innocenter Seznec...
Depuis, Michel SORIN a prouvé qu'un tueur surnommé Risque-tout était dans la région et a même
retrouvé la trace de la tête manquante. Des plongeurs ont effectué en 1997 des recherches dans une
rivière. En avril, Michel SORIN a décidé d'écrire au Garde des sceaux pour que la Justice ait connaissance de ses découvertes.
La plupart des habitants de la région est persuadé que cette piste est la bonne. D'autant plus que le fameux Risque-tout a été arrêté pour assassinat en 1943... et il était en possession d'une carte d'identité au nom de Pierre Quémeneur. Une piste que la justice a ignorée.

Association : Rapport Moral et Financier 2002

Notre assemblée générale du 13 décembre 2003 a adopté les rapports moral et financier pour 2002. Le compte rendu n'avait pas été publié. En voici les principaux points et les comptes.
Nos effectifs avaient déjà progressés de 30% en 2001. En 2002, ils ont encore augmenté de 10 %. Le nombre d'adhérents n'aura jamais été aussi important. Nous sommes un peu plus de 2400. France-Justice est désormais l'association la plus importante dans le domaine judiciaire, en nombre. Celle qui compte également le plus de personnalités (de toutes obédiences politiques ou philosophiques). C'est aussi la seule agréée par le Comité français des ONG (organisations non gouvernementales) de l'ONU.
Les conférences attirent de plus en plus de monde : 250 à 300 personnes en moyenne. Au total plus de 900 conférences auront été données réunissant plus de 270 000 personnes.
Toutefois, au niveau de l'organisation du Bureau, cela "coince". En effet la dispersion des membres les plus actifs aux quatre coins du pays rend notre association très difficile à gérer. Tout repose sur une poignée de bénévoles parisiens pas toujours disponibles. Nous l'avions déjà dit l'année dernière. Il avait été alors suggéré de créer un poste de permanent et de solliciter une subvention pour subvenir aux frais salariaux. Les démarches entreprises ont rapidement démontré, malgré un avis favorable acquis d'avance pour obtenir une subvention, que les conditions étaient trop contraignantes et à même de nous faire perdre notre indépendance. Et puis, une aide financière obtenue auprès de la Mairie de Paris risquait de nuire à notre identité. Notre raisonnement serait bien entendu, le même quelle que soit la couleur politique de la municipalité. Deux solutions pour avoir de vrais moyens: renforcer le nombre de cotisants ou augmenter la cotisation...

Conclusion: FJ se porte bien et obtient quelques résultats dans sa dénonciation de dysfonctionnements judiciaires (la principale : l'innocentement de Patrick DILS). Il est à prévoir une baisse des rentrées, hors cotisations, et sûrement un tassement des effectifs comme l'année en cours l'indique.
Le rapport financier atteste d'une situation saine. Mais c'est la vente des livres qui équilibre les comptes et les ventes s'épuisent: de plus en plus de gens qui assistent aux conférences les possèdent déjà.

Nouvelle édition Nous les Seznec

"Succès du livre" diffuse Nous les Seznec

Le livre de base de l'Affaire Seznec continue à être réédité. Après les trois premières éditions publiées chez Robert Laffont, puis sa publication dans la collection J'ai lu, et celle du Sélection du Rider's digest, c'est la maison d'édition Succès du livre qui sort une nouvelle édition du livre. Et, vu les contacts avec d'autres maisons d'édition, ce n'est pas fini !

En attendant la nouvelle version version du livre est, depuis l'été, largement diffusée. Uniquement dans les grandes surfaces, ce qui explique le prix qui défie toute concurrence: 12 € ! Pourtant la qualité de fabrication semble identique à l'édition originale (format, qualité du papier, photos).

La politique marketing de Succès du livre est très efficace: accord avec TF1-vidéo pour que le livre bénéficie d'une reproduction dans les DVD du film (avec stickers rouges collés sur les boîtiers), promotion dans les
grandes surfaces et même distribution dans certains points de vente comme les stations-service Total. C'est bien pour la cause... mais que les lecteurs ne s'imaginent pas que l'auteur bénéficie de retombées financières importantes: comme tous les auteurs le leur diront, leurs droits, à ce stade, sont extrêmement réduits...

Dernière minute

FR3 grand ouest (Bretagne et Pays de la Loire) va diffuser un documentaire (26') sur l'Affaire Seznec le samedi 2 octobre à 12 h 50. C'est FR3 Iroise qui en est le maître d'oeuvre. Nous tendons un peu le dos (surtout peu de temps avant la décision) car cette antenne de Brest a produit lors de la demande en révision de la Chancellerie le seul reportage télé perçu par de nombreux membres du Finistère comme plutôt hostile. Le réalisateur étant Bernard LE ROUX, un vrai journaliste, nous espérons...

Grand Ram'Dam à Pluvigner

Beaucoup de monde à la salle de La Madeleine le dimanche 23 novembre à Pluvigner (56). Christian LE BOZEC, principal animateur de l'association culturelle RAM'DAM, a accueilli Denis Seznec pour une conférence sur l'Affaire et la justice. Devant le succès obtenu, une seconde conférence, sur le bagne cette fois, a été programmée pour le 12 novembre 2004 mais dans une ville plus importante en nombre d'habitants: La Trinité-sur-Mer.

La justice au Bide-Parade

Disparues de l'Yonne

Tentatives d'étouffement, dossiers volés et faux suicide - Le suicide maquillé de Jambert : la preuve du réseau Après avoir tenté des années durant de convaincre la justice de la culpabilité d'Emile LOUIS dans l'Affaire des disparues de l'Yonne, le gendarme JAMBERT s'était suicidé. Version officielle. Nous étions les
premiers à soupçonner qu'il s'agissait, en réalité, d'un assassinat. Surtout que Christian JAMBERT était venu, peu de temps avant sa mort (4 août 1997), se confier à Denis SEZNEC, conseillé dans cette démarche par Marion SIGAUD. Une habitante de la région d'Auxerre qui était déjà venue à F-J car elle préssentait l'existence d'un réseau de pédophilie dans sa région et qui, soupçonnait-elle, bénéficiait
de complicité dans l'appareil judiciaire.
Lorsque nous avons appris le "suicide" de JAMBERT, nous n'avons eu de cesse de le mettre en doute et dans toutes nos circulaires nous avons rappelé nos soupçons. Au bout de plusieurs années, l'exhuma-
tion du corps du gendarme a, enfin, été obtenue : l'autopsie ainsi que les analyses ont conclu formellement à l'assassinat.
Après l'égarement des dossiers des dizaines de jeunes filles disparues de l'Yonne, la mise au panier systématique des rapports du gendarme, les pressions incroyables exercées à l'encontre des
quelques personnes s'intéressant de près ou de loin à cette affaire, le suicide maquillé de JAMBERT ne peut apparaître que comme la preuve absolue de l'existence d'un réseau. D'autant plus qu'Emile LOUIS était dans l'impossibilité d'être l'exécuteur du policier - il était à des centaines de kilomètres de là.

Mille éléments troubles qui ne peuvent être le fruit du hasard. Pourquoi, par exemple, le magistrat instructeur n'ordonna-t-il pas d'enquête sur sa mort alors que celle-ci était très suspecte (on a retrouvé
plusieurs douilles et le fusil reposait étrangement tout le long du corps). Et pourquoi le magistrat a-t-il autorisé son enterrement aussitôt, sans aucune autopsie ? Celle-ci est pourtant obligatoire lors de mort par suicide. Quelque temps avant son assassinat, JAMBERT avait confié qu'il se sentait veillé et épié. Avec raison: la sacoche qui ne le quittait jamais et où il rangeait ses papiers d'enquête a disparu.
...Comme le dossier de son "suicide" !

Emission de télé Le 9 décembre 2003, Pierre MONNOIR qui est le premier à avoir dénoncé disparues de l'Yonne, Corinne HERMANN qui a écrit un livre sur le sujet, Georges FENNEC, l'ancien pdt de l'USM et Denis SEZNEC, ont débattu en direct à "C dans l'Air", l'excellente émission télé de Yves CALVI. Nous avons été
surpris de l'agressivité de Corinne Hermann à l'encontre de Denis Seznec. Notamment pour nier l'existence réseau. C'était si incompréhensible que après l'émission, le patron de la station Jérôme BELLAY, est venu le dire à l'intéressée. De nombreux téléspectateurs écriront des SMS et des lettres pour
soutenir la thèse du réseau.
Tout à la fin de l'émission, Denis Seznec lancera: " J'espère qu'Emile LOUIS d'ici son procès, ne va pas avoir une crise cardiaque, mourir d'une maladie fulgurante ou bien se suicider !... Le 7 septembre Le Figaro titrait : " A DEUX MOIS DU PROCES : EMILE LOUIS TROP MALADE POUR ÊTRE JUGE ? " A suivre...

un réseau peut en cacher un autre Il n'y a toujours aucun lien officiel établi entre l'Affaire des disparues de l'Yonne et l'Affaire des torturées d'Appoigny.
Pourtant les deux affaires se sont déroulées dans le même périmètre géographique et les jeunes filles que Claude DURAND torturait dans sa cave - les livrant aux actes de barbarie de notables tortionnaires payants - venaient des mêmes établissements de jeunes filles de la région d'Auxerre où Emile LOUIS se "ravitaillait". "Les disparues de I'Yonne" et "Les torturées d'Appoigny" (village aux environ d'Auxerre) n'auraient donc aucun lien aux yeux des autorités judiciaires? Pourtant il est notoire que les deux monstres fréquentaient les mêmes bars louches. Pourquoi l'enquête a-t-elle feint de l'ignorer ? Etrangement entre autres faits troublants, le carnet noir où figurait les noms et les numéros d'immatriculation des luxueuses berlines des tortionnaires d'Appoigny a disparu pendant l'instruction. Puis il est réapparu... mais sans les pages intéressantes. C'est Marylise LEBRANCHU elle-même qui le révélera au cours d'une excellente émission diffusée le 15 mars 2004 sur Canal+ (réalisée par Thierry FOURNET).
L'ancienne ministre de la justice précisera que les scellés avaient été brisés. Au cours de cette même émission, le cinéaste Yves BOISSET révélera les pressions qu'il subit et le vol des documents qu'il venait de ramener d'Auxerre pour préparer un film sur ces deux affaires. L'équipe de Canal+ est alors
venue filmer Denis SEZNEC à propos de la visite de JAMBERT chez lui, mais son témoignage sera zappé lors du montage, l'équipe le réservant pour une future émission spéciale.
Le nombre de morts étranges qui se sont produites autour de ces deux affaires (la mort suspecte de la femme de Claude DURAND, par exemple) et qui n'ont été révélées que grâce aux contre-enquêtes de journalistes des Lundis de l'information de Canal+ ou Droit de Savoir de TF1 (23 mars) confirme, s'il en était besoin, que nous sommes très certainement en présence de deux affaires qui n'en font en réalité, qu'une seule. Et c'est l'existence d'un réseau qui explique cette volonté de les occulter. Tout simplement parce que, probablement un notable influent a été compromis dans cette abjection et qu'il a bénéficié de la puissance de ses relations. Sinon comment expliquer les complicités internes au Tribunal d'Auxerre (disparitions de dossiers sur les disparues, classement sans suite du rapport JAMBERT, lettre émanant d'un magistrat avertissant Emile LOUIS) la disparition des pages du carnet noir pendant l'instruction et surtout comment expliquer l'extraordinaire passe - droit de DUNANT pour qu'il soit mis en liberté provisoire dès le début de l'enquête puis qu'il sorte de prison au bout de onze années (et non quatre comme nous l'avions écrit par erreur dans notre circulaire n°22) alors qu'il a été condamné à perpétuité pour "séquestration, viols, tortures et actes de barbarie" ? Et qui a donné cette subvention exceptionnelle pour lui réserver un emploi... de chauffeur de car (comme Emile LOUIS) à sa sortie de prison !
Lorsqu'un réseau de gens puissants existe et que l'institution chargée de les poursuivre est elle-même gangrénée, que vaut, alors , la vie d'un simple gendarme - un orphelin issu de la DASS de surcroît ? Il aura sacrifié toute sa carrière à vouloir rendre justice à des jeunes filles disparues et dont tout le monde se foutait. Ne pas poursuivre sa mission ce serait nier notre éthique. Et pour toutes ces filles torturées, humiliées et assassinées nous devons poursuivre.

 

Affaire d'Outreau : un véritable Tchernobyl judiciaire
DES ACCUSATIONS DÉLIRANTES, UN JUGE INEXPÉRIMENTÉ, DES EXPERTS
INCOMPÉTENTS ET LA MACHINE JUDICIAIRE DEVIENT FOLLE

Comment résumer en moins d'une page l'Affaire d'Outreau ?
Peut-être en rappelant ces gros titres de journaux et de couvertures d'hebdos pris au hasard du mois de juin :

DESASTRE JUDICIAIRE (Marianne),
FAUT-IL AVOIR PEUR DE LA JUSTICE ? (L'Express),
OUTREAU C'EST TROP (France-Soir),
UN FIASCO JUDICIAIRE (Le Figaro),
LE SCANDALE JUDICIAIRE D'OUTREAU (Le Monde), etc.
Ces quelques titres montrent, s'il le fallait encore, combien l'opinion a été bouleversée et ulcérée par cette affaire inouïe. Un gouffre d'incompréhension et d'incrédulité dans lequel s'est précipitée la Justice.

Des accusations délirantes d'une mythomane, Myriam BADAOUI, un jeune juge d'instruction prétentieux - il a refusé la collégialité que la chambre d'accusation lui avait suggéré - qui n'a
instruit qu'à charge, des experts incompétents (certains affirmant que "les enfants disent toujours la vérité et ne peuvent inventer de telles choses" !) et la machine judiciaire s'emballe. D'autant plus
facilement que pendant l'instruction l'opinion publique - traumatisée par l'Affaire DUTROUX - croyait au réseau pédophile.

Au procès, d'entrée de jeu, l'un des avocats - Eric DUPONT- MORETTI - a rappelé "II faut se souvenir que Seznec n'a jamais été réhabilité !" (Le Monde du 21 mai). Vous connaissez la suite.

Il faudra que la principale accusatrice avoue, en plein procès, qu'elle a menti pour que le procureur consente à concéder à demander l'acquittement de sept des treize accusés. " L'avocat général concède quelques imperfections mais réfute le"Tchernobyl judiciaire" décrit par certains (Le Figaro du 25 juin). 17 accusés dont 13 ont toujours clamé leur innocence. 7 seront acquités et 6 envoyés en prison. Un jugement de Salomon !

On savait que l'affaire d'Outreau avait tourné au parfait désastre, on savait que la machine judiciaire, par son entêtement, son aveuglement, avait brisé des vies avec la satisfaction du devoir
accompli, mais on ne savait pas qu'elle s'acharnerait dans l'erreur, et qu'au nom du peuple français, en notre nom, donc, des hommes qui auraient dû bénéficier de la présomption d'innocence, seraient jetés à nouveau dans les culs de basse-fosse.

Quel bruit fait une erreur judiciaire, lorsqu'elle éclate au grand jour ? Des cris de rage, des sanglots. On a parlé de simples " dysfonctionnements judiciaires ". Le ministre de la justice a fait part de " sa compassion et de ses regrets " alors que certains syndicalistes de la magistrature - le monde à l'envers! - ont cru bon réagir d'une façon corporative en défendant leurs collègues éga-
rés. Le silence leur aurait mieux convenu...

Un second procès va avoir lieu. Il sera assurément très suivi car ce sera un signe fort de la part de Justice: est-elle capable de reconnaître les erreurs qui ont conduit des jurés à condamner des
innocents. Et à en tirer les conséquences car le procès d'Outreau n'a ressemblé, finalement, qu'à une hideuse caricature de bien des procès ordinaires. La justice, chargée d'apporter du calme, de
l'ordre, de la méthode, ajoute à la passion, à la confusion et au malheur. Il est permis de se demander combien de fois, par le passé, rien n'est venu arrêter la marche tranquille de la machine
folle. Combien de fois a-t-il manqué le revirement d'un témoin pour que le doute s'insinue. En d'autres termes, combien d'innocents croupissent en prison ?

France Cinq Pour débattre en plein procès d'Outreau, Yves CALVI a invité, le 2 juin en direct sur France 5 (dans son excellente émission C dans l'Air)Philippe BILGER, l'avocat général de la Cour d'appel de Paris, Isabelle HORLANS, l'ancienne chroniqueuse judiciaire de Canal+, Denis SEZNEC (en tant que secrétaire général de FJ) et une victime d'une erreur judiciaire. Celui-ci ayant été mis en prison sans aucune confrontation, injustement accusé de viol par deux gamines. Seul l'ADN le lavera de cette fausse accusation.
D'entrée, DS a dénoncé ce " Tchernobyl judiciaire " (cette phrase sera reprise les jours suivants dans les différents journaux télévisés). Au cours de l'émission, DS, a dénoncé l'instruction faite uniquement à charge et basée sur les simples accusations d'une personne visiblement dérangée. Des familles entières
auront été ainsi complètement détruites. Il a mis également en cause le rôle des experts, la compétence de certaines pédo-psychiatres pouvant être sérieusement mise en doute (le tribunal lui- même récusera ces experts quelques jours plus tard). A propos de l'inexpérience du jeune juge, DS déclare à Ph. BILGER " ce n'est pas sa jeunesse qui me choque - il faut bien débuter - mais est-ce que l'on confie une opération à coeur ouvert à un chi rurgien débutant ? Il fait des appendicites d'abord! » Le haut magistrat a été d'accord pour que l'on envisage l'institution d'une forme de responsabilité des magistrats. DS précisera qu'il s'agirait de sanctionner non pas l'erreur - tout le monde peut en commettre- mais une faute lourde caractérisée. »

France Inter Le 23 mai, Laurent JOFFRIN a invité sur l'antenne nationale, Georges KIEJMAN, ancien Garde des sceaux, Me GEOFFROY, avocat pénaliste et Denis SEZNEC pour débattre, en direct pendant une heure, sur le procès d'Outreau. DS a dénoncé l'instruction conduite uniquement à charge et s'est aussi inquiété
que parmi les dégâts colatéraux de ce désastre, il risque d'y avoir une remise en cause abusive de la parole de l'enfant.


Europe n° 1 Le 4 juin, ce sont les experts du procès d'Outreau que DS, interrogé en direct au journal de la mi-journée, a mis en cause. L'incompétence de certains est d'autant plus grave que, de plus
en plus, les expertises - les magistrats ne pouvant être spécialistes en tout - deviennent des sortes de pré-jugements.

M6 Secrets d'actualité (5 septembre sur M6) a produit un excellent reportage sur la descente aux enfers d'une des personnes innocentées officiellement, Odile MARECAUX, la femme de l'huissier.
Si elle a été complètement blanchie, son mari est toujours en prison, complètement détruit. Tous les deux ont déjà subi une peine terrible: l'interdiction de voir leur enfant, depuis trois ans !

Dernière minute

Aujourd'hui 15 spetembre, au moment où l'on met sous presse, la justice vient de remettre en liberté les 6 accusés non encore innocentés. Cela avant leur second procès. C'est un aveu de la part des magistrats (à leur honneur cette fois) : ils reconnaissent de fait que l'instruction et le procès d'Outreau ont été un véritable désastre pour la justice. Que pense maintenant l'avocat général Lesigne qui, dans son réquisitoire, le 24 juin, avait récusé le terme de "Tchernobyl judiciaire" lancé, le 2 juin par Denis Seznec ?

Les 7 innocentés d'Outreau vont être reçus par Perben Les avocats de la défense ont été reçus Place Vendôme le 6 septembre dernier. Me DUPONT-MORETTI - un avocat qui a non seulement brillamment défendu sa cliente, Roselyne GODARD, mais a fait bénéficier de son talent l'ensemble des accusés en dénonçant l'absurdité de l'accusation - a annoncé que le Garde des sceaux allait recevoir les sept personnes officiellement innocentées. Ce sera un geste fort car très symbolique de l'humanisme qui devrait toujours prévaloir dans notre République.

Ils nous ont rejoints M. et Mme Albert WIEL, membres de la famille du prêtre injustement condamné, ont décidé d'adhérer à France-Justice. Professeur de philosophie et éducatrice, ils coordonnent le Comité de soutien au père WIEL (Babelouse 35310 Chavagne).

 

Le juge Borrel a bien été "suicidé"

Comme pour le gendarme JAMBERT, là également (cf. nos circulaires) nous étions persuadés du faux suicide du magistrat. Et là aussi, l'autopsie du reste du corps (en partie calciné) ainsi que les nouvelles expertises, rendues publiques, sont formelles : le juge a bel et bien été exécuté. Entre-temps il aura fallu obtenir la levée du secret-défense. Me Olivier MORICE, l'avocat de Elisabeth BORREL, la Soeur du juge (elle-même magistrate) a écrit à Denis SEZNEC pour le rencontrer en compagnie de Bernard NICOLAS, le journaliste d'investigation à l'origine de la contre-enquête menée par l'équipe des Lundis de l'information (Canal+) qui a permis au dossier d'être réouvert. La rencontre aura lieu après connaissance d'autres éléments. Relisez notre article dans la circulaire 22, page 4.
Plus que jamais d'actualité. A suivre.

 

Alègre : quelles complicités ?

En mai de nouvelles expertise ont révélé que l'une des "suicidées" de l'Affaire ALEGRE, Edith SCHLEISCHARDT, a bien été assassinée. Quatre travestis "suicidés" pourraient être des victimes du tueur, la justice vient, en août, de rouvrir leurs dossiers. Le 7 sepembre les gendarmes ont commencé à sonder le lac de Flourens: ils recherchent, enfin, le squelette de Hélène LOUBRADOU dont les parents n'avaient de cesse de nier la fugue depuis août 1989. Encore un effort et les gendarmes de la cellule 31 (dont les effectifs ont été renouvelés à 80 % en moins d'un an au risque de lui faire perdre la mémoire...) vont partager l'avis de leur ex-collègue, Michel ROUSSEL, mis en retraite à... 43 ans. Il dénonçait un réseau probable pour expliquer les 191 jeunes femmes disparues ou assassinées. Le 29 janvier Elise LUCET a produit sur FR3 un document très complet sur l'affaire ALEGRE. Quelques jours avant son appartement a été visité: seul son ordinateur a été volé. Parano ou simple coïncidence ? Le silence actuel sur cette affaire est si assourdissant que l'on peut se poser des questions.

 

Le Roux: Agnelet enfin mis en examen

L'Affaire LE ROUX va-t-elle enfin aboutir ? Vingt-sept ans de lutte judiciaire, une dizaine d'avocats épuisés et quelques juges dépassés. Avec Nice, sa promenade des Anglais sur fond de guerre des casinos. Agnès LE ROUX, 29 ans, a disparu le 30 octobre 1977, après avoir trahi sa mère, directrice du Palais de la Méditerranée, pour les beaux yeux de son amant, l'avocat Jean-Maurice AGNELET.
Un étrange personnage: membre de la Licra, de la LDH, du MRAP, fondateur
d'une loge maçonnique mais également avocat réputé fricotant avec la pègre niçoise, notamment FRATONI, le patron du Ruhl. C'est la disparition très opportune d'Agnès LE ROUX qui permettra au truand de prendre le contrôle de son second casino. L'avocat sera fortement soupçonné par les enquêteurs d'avoir assassiné Agnès mais il ne pourront pas le confondre malgré des éléments très troublants (transfert de sommes en Suisse, écrits codés retrouvés, etc). AGNELET bénéficiera d'un non-lieu très surprenant et sortira du procès libre. On parla alors de protections. En 1985, toutefois, il sera radié
du barreau pour avoir été condamné à deux ans de prison pour escroquerie.
Mais en 1999, l'ex-compagne de l'avocat craque. Françoise LAUSSEURE avoue qu'elle lui avait fourni un faux alibi la nuit de la disparition d'Agnès. C'est ce fait nouveau qui a fait décider la justice, enfin, de traduire l'avocat marron devant les assises. C'est Me BOITEL l'avocat de Mme Renée LE ROUX, la maman d'Agnès. Nous avons une pensée pour elle. A 82 ans elle voudrait qu'on lui rende justice avant de partir. Encore faudrait-il que celle-ci se presse...

 

Procès Dutroux : le jury condamne Nihoul ...mais les magistrats l'acquittent !

La plus monstrueuse affaire de pédophilie n'éclaboussera pas la bonne société du royaume de Belgique. Un procès-fleuve et 450 témoins n'auront accouché que d'une souris. Les douze jurés ont, bien sûr, condamné DUTROUX. Mais ils n'ont condamné NIHOUL - l'homme-clef prouvant l'existence d'un réseau - qu'à la simple majorité. C'est capital car - c'est une spécificité du droit belge - lorsque la majorité n'atteint pas les deux tiers, le vote des trois magistrats professionnels est déterminant. Et, eux, ils ont voté l'acquittement de NIHOUL ! L'opinion belge est ulcérée. La thèse du reseau est annihilée et le "dossier bis" risque de garder ses secrets. Tous les pouvoirs belges ont été concernés et les plus influents ont depuis longtemps tenté de minimiser l'affaire. Julie, Melissa, An, Eefje, Sabine, et Laetitia sont six fillettes et jeunes filles qui n'auront pas été victimes d'une association de
malfaiteurs entre le 24 juin 95 et le 9 août 96. Non, DUTROUX a agit seul. Dormons tranquilles, il n'y a pas de réseau! Marie-Jeanne VAN HEESWYCK, une journaliste belge, a réuni tous les éléments dans Dutroux et consorts un livre qui démonte parfaitement tous les mécanismes (éditions Michel Lafon).

 

Forniret : condamné à 7 ans il en avait fait 3

Malgré un passé tulmutueux où il était mêlé à des dizaines d'attentats à la pudeur et de tentatives de viols, - En août il a avoué 16 à 18 agressions de 1977 à 1984 - FORNIRET, le tueur en série, aura passé à travers les mailles du filet. Il aura fallu que ce soit la chance d'une jeune fille qui lui échappera pour que l'on découvre la série impressionnante de ses crimes et actes de barbarie. On peut se poser des questions. Par exemple, condamné, en juin 1987, à 7 ans pour viol sur mineure avec violence et arme, comment se fait-il qu'il soit ressorti en octobre de la même année ?

 

Bodein : condamné à 28 années, le tueur est sorti au bout de 6 !

Ce tueur multirécidiviste aura été condamné par trois cours d'assises différentes : en 1994 à 19 ans de prison, puis à 15 ans et, en 1996, à 20 ans. Pourquoi est-il remis en liberté en 2004 ? Sans aucun suivi, ni traitement! Il y a urgence absolu de modifier le droit pénal afin que les criminels sexuels ne se retrouvent pas en situation de récidivisme. A quand la constructiion d'hôpitaux psychiatriques pénitentiaires ?

 

Loic Le Ribault est enfin sorti de prison

Loïc LE RIBAULT, condamné à un an de prison ferme pour avoir commercialisé un médicament "miracle" est enfin sorti de prison. Son procès s'était déroulé sous les applaudissements tant la foule des
supporters était importante autour du tribunal de Bordeaux. Extradé de Suisse après une cavale de cinq années dans les caraïbes, il était, en effet, clair que notre Professeur Tournesol était la victime d'une vindicte policière et payait pour une autre raison: il avait été le créateur du CARME, le laboratoire privée de police scientifique qui avait résolu nombre d'affaires criminelles et considéré alors comme l'un des meilleurs laboratoires de police dans le monde. Mais Loïc LE RIBAULT avait eu le tort, à la veille d'être
nommé directeur de la police scientifique, d'être l'empêcheur de tourner en rond dans certaines affaires. Dans le livre, Micropolis, qu'il publiera en Irlande (car non diffusé en France) le professeur dénoncera plusieurs affaires d'Etat, dont l'Affaire Seznec. Il précisera que lorsqu'il avait produit une expertise favorable (elle fera la Une de la presse le 24 mars 1990), il avait été convoqué par un procureur de Morlaix qui lui avait fait des remontrances. Et, selon lui, ses ennuis ont commencés: plus de commandes de la part de la justice, faillite de son laboratoire, utilisation sans son autorisation de sa principale invention (une "valise" de police scientifique) par la gendarmerie nationale, etc. C'est ainsi que le profes-
seur se tournera vers la fabrication de médicaments: LE SHERLOCK HOLMES FRANCAIS DEVIENT GUERISSEUR (Le Parisien), Et l'Agence du médicament lui refusera toute autorisation de diffusion.
Poursuites judiciaires, fuite à l'étranger, soutiens de nombreux scientifiques étrangers. Arrestation, extradition... Vous connaissez la suite.

Docteur Fouchard : un nouveau procès

Le docteur FOUCHARD, ce médecin de campagne accusé d'agressions sexuelles par deux de ses clients, a été condamné le 29 janvier 2004, à 8 ans de prison ferme. Les très nombreuses personnes
qui avaient fait le déplacement pour assister pendant une semaine au procès d'assises à Laval ont été édifiées: on peut faire condamner quelqu'un uniquement en l'accusant. Sans preuve ni témoin,
simplement en rapportant des ragots. L'intime conviction d'une simple majorité de jurés suffit et une vie familiale peut être irrémédiablement brisée. Heureusement, une procédure d'appel a été instituée -
France-Justice y est pour beaucoup - ce qui permettra au Docteur FOUCHARD de bénéficier d'un second procès. Les consciences ne doivent pas être tranquilles - depuis le procès d'Outreau une remise en cause semble faire son chemin - car, malgré l'opposition farouche du procureur, la justice a ordonné de le libérer. En liberté provisoire, le docteur va donc préparer à nouveau sa défense, avec Me CHAIGNE. Mais une immense difficulté demeure : devoir prouver son innocence face à de simples allégations mensongères de personnes, par ailleurs, peu crédibles, suspectes sur le plan des moeurs. Et sans moyens financiers. En effet, le docteur est interdit d'exercer la
médecine depuis bientôt deux ans: le conseil de l'ordre régional préférant attendre la décision judiciaire définitive! A France-Justice, pour avoir suivi de près cette affaire nous croyons fermement à la thèse du complot, comme la quasi-totalité des habitants de Landivy, où le docteur exerçait depuis longtemps. La rumeur, fomentée, peut-être, par la concurrence, a sécrété un véritable poison... Bien entendu, nous suivrons avec attention le second procès.

 

Affaire Dubois : nouvelles expertises

Pierre DUBOIS clame toujours son innocence. Le 21 avril 1993 au collège Pierre- Brossolette (Aube) Denise DESCAVES, la principale, a été sauvagement assassinée. Un coupable a été vite désigné, le principal-adjoint, Pierre DUBOIS, pour la raison simple qu'il était en conflit avec sa supérieure. L'engrenage ne s'arrêtera plus. Par deux fois, sans preuves formelles et sur la seule base de l'intime conviction des jurés, il sera condamné à vingt puis à quinze années de réclusion.
Depuis, un ancien commissaire divisionnaire, Philippe VENERE, s'est plongé dans le dossier et fait valoir de nombreux dérapages de l'enquête. De graves interrogations se posent. Un documentaire de FR3 sur l'affaire en a évoqué le 15 mars dernier. Une pétition a recueilli 4359 signatures pour réclamer la grâce, et adressée à Me Stéphanie LEROY son avocate. Mais il y a plus important: Madeleine DUBOIS,
la soeur de Pierre, nous alerte parce que les scellés risquent d'être détruits. Cela empêcherait définitivement de confondre, un jour, le ou les vrais coupables, et, par ricochet, d'innocenter son frère. Les progrès techniques (ADN nucléaire, par exemple) peuvent faire espérer une contre-expertise déterminante. Dans les pays anglo-saxons, on conserve le plus longtemps possible les éléments d'enquête. Pourquoi cette culture typiquement française de l'effacement ? Dans l'Affaire Omar Raddad, par exemple, le doute a pu demeurer car on a fait détruire - un mois après le meurtre! - les scellés concernant la victime.

Comité de soutien Pierre DUBOIS .
Patricia BIZZARI 17av. des Sapins 10800
St-Julien-les-Villas 03 25 82 27 18

 

Françoise déménagée par erreur devrait payer ses casseurs !

En 1996, Françoise CABANES, professeur d'Italien à Saint-Etienne a été victime d'une expulsion abusive suite à une erreur administrative. Pendant son absence on a "déménagé" toutes ses affaires.
Puis, l'erreur reconnue - après beaucoup de difficultés - ses biens lui ont été rendus mais en morceaux... quand ils n'ont pas tout simplement disparu !
Bijoux, livres, photos de famille, cours professionnels, une collection d'affiches italiennes anciennes, etc. A commencé, alors, un long combat. Elle a porté plainte mais la justice exige des preuves alors
que toutes ses archives, factures, tous les papiers ont disparu! Et ce n'est pas fini: un prélèvement sur salaire a lieu pour payer le garde-meubles : 5770 euros ! On vous cambriole et ce serait à vous de payer les frais! Depuis Françoise se bat pour obtenir réparation.
Un premier procès contre le déménageur a été gagné mais il a fait appel pour gagner du temps. En attendant Françoise pleure devant un désastre financier - il faut payer les avocats. . . - et affectif: en
effet, même si la justice finit par lui donner raison, elle ne reverrat jamais ses souvenirs de toute une vie. Il y a un an nous lui avions écrit. « Votre témoignage est édifiant sur la décrépitude de notre
appareil judiciaire. La justice devient parfois une machine absurde car; en plus d'être chère et lente, elle finit souvent par produire le contraire de la simple équité."

 

Maria-Stella

Maria-Stella ROCCHI était une jolie jeune fille de 20 ans habitant la Corse. Elle a été assassinée en 2003. Aucun suspect n'a été arrêté. Et pour cause, suite à une erreur de laboratoire lors d'un prélèvement sanguin, l'instruction a probablement été mal orientée. Cela expliquerait les anomalies relevées dans l'enquête, Antoinette, la mère de Maria-Stella, souffre devant l'inertie des autorités à reprendre l'enquête pour confondre le meurtrier. Un biologiste de Calvi va essayer de l'aider.

Contact : Antoinette ROCCHI Montemaggiore 20214 Montegrosso.

 

Montgolfier: au piquet !

La prime modulable attribuée aux magistrats, Eric de Montgolfier avait prévu de la verser de la façon la plus équitable. Mais, surprise c'est lui qui a vu sa propre prime fixée à 4 % alors que tous ses col-
lègues bénéficiaient de 8 à 9 %. Soit le double! Le proc de Nice a des ennemis irréductibles...mais aussi mesquins !

Petites infos

La Bagne mis en scène A Nice, le metteur en scène A. Bourseiller a produit, ce printemps, une représentation intitulée : Le Bagne. La pièce, qui a mobilisé plusieurs dizaine d'acteurs, était de ... Jean Genet ! Le texte de cet auteur célèbre était presque inconnu. Cela va sûrement encourager notre ami Benoît Villeret à produire à son tour son spectacle sur la vie de Seznec au Bagne.

Il y a 50 ans : la mort "accidentelle" de Seznec Le Journal Le Monde reproduit régulièrement un article qu'il a publié 20 années auparavant. Le 16 février 2004, la rubrique était consacrée à la mort de Guillaume Seznec.

Le mystère du Manoir Pour visiter Traou-Nez, le manoir de Quemeneur, chaque année, de mai à septembre, un train spécial, tiré par la dernière locomotive à vapeur encore en activité, quitte Paimpol vers 10h. Une halte d'1h, avec crêpes et binious, a lieu à la fameuse propriété. Il y a tellement de visites, pas moins de 900 visiteurs par jour, qu'une petite gare a été créée.

Spectacle audiovisuel original "Guillaume Seznec et la Justice de Dieu" Ce spectacle composé d'un diaporama trés fourni, couplé de musique et de paroles enregistrées a été présenté à Béziers, le 22 décembre 2003 lors d'une réunion d'anciens élèves du lycée La Trinité. Ceux-ci ont été émus et enchantés. Puis, c'est l'Université du Tiers Temps de la ville qui a assisté le 8 janvier 2004 à ce spectacle. Même émotion et enchantement.
Effectivement pour l'avoir vu dans le passé (à Montpellier notamment) des membres de FJ nous avaient déjà signalé ce spectacle trés beau et original. Le thème présent en arrière-plan de ce diaporama exceptionnel est la présence de la Foi dans le matyre de Guillaume Seznec.
Le père Michel Hygonnet nous informe qu'il se tient à la disposition avec son équipe et son matériel, de toute amicale, association, municipalité ou club pour monter ce spectacle et faire partager cette sorte de communion de l'histoire et de la croyance de Dieu. Contact : 04 67 28 64 19.

 

C'étaient nos principales informations.

Avec nos plus amicales salutations soyez assuré(e) cher(e) ami(e) de notre solidarité.

Le bureau de France Justice