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Circulaire n°19 - avril 2002

Chère amie, cher ami,

Comme d'habitude, notre circulaire est en retard... Le courrier très abondant (de plus en plus de sollicitations ou de demandes de conseils), les nombreuses adhésions nouvelles (deux cents ces derniers mois), les conférences à organiser, tout cela nous prend beaucoup de temps et d'énergie. Bref: nous sommes toujours débordés! Et puis - ce n'est pas une excuse - la gestion de notre association est devenue très lourde. Nos effectifs sont désormais trop importants en regard de nos possibilités: le Bureau et le Conseil d'administration ne sont composés que de bénévoles... Il va falloir envisager de nous donner d'autres moyens si nous ne voulons pas imploser. En attendant que nous nous organisions différemment, voici nos principales informations :

La requête en révision

Celle-ci est toujours en cours et la Commission de révision fonctionne bien entendu. Aux questions des personnes qui nous écrivent à propos de la requête en révision -celles que les journalistes posent constamment depuis plusieurs mois - "Quand la Commission rendra-t-elle son avis ? " ou "Vers quelle période la Chambre criminelle décidera-t-elle de réhabiliter ou non SEZNEC ?' ou bien encore " L'absence ou non de Marylise LEBRANCHU dans le prochain gouvernement aura-t-elle une conséquence sur la procédure ?', nous répondons ceci :

1 - Personne ne peut connaître une quelconque échéance. Cela peut être court - fin de l'année 2002 - comme très long. Pour DREYFUS il aura fallu attendre douze années pour le voir réhabiliter. Si c'est la seule affaire comparable - elle vient aussitôt à l'esprit
de la plupart des observateurs lorsque l'Affaire SEZNEC est évoquée - il y a une différence importante car c'est une cour militaire qui
a été désavouée pour rétablir l'honneur du célèbre capitaine.

2 - Si la demande de révision a été initialisée par la Garde des sceaux le 30 mars 2001, elle a été présentée officiellement au nom de
la Chancellerie. Donc, en aucune manière la présence ou non d'un ministre de la Justice peut influer dans un sens ou dans l'autre la
décision de la Chambre criminelle de la cour de cassation.

" Etre juste justement "

Voici ce que la Garde des sceaux vient d'écrire dans son livre ETRE JUSTE JUSTEMENT, paru aux éditions Albin Michel, à propos de l'Affaire Seznec. La ministre de la Justice y réaffirme sa conviction de voir le procès SEZNEC révisé.

Page 204 :"La procédure qui a été suivie à l'époque n'est, comme on dit familièrement, ni faite ni à faire. Après avoir rencontré les descendants de Guillaume SEZNEC et leurs avocats, je me suis trouvée encore davantage convaincue que ce procès est à reprendre, à réécrire entièrement...
Avec mon cabinet, des magistrats et les services du ministère de la Justice, nous avons examiné ce dossier de près, pour déterminer si j'avais en main des éléments suffisants pour signer une demande en révision. Et si j'ai estimé que tel est le cas, objectivement, cela n'a rien à voir avec un coup de coeur personnel. Ma conviction antérieure, bien connue, a été confirmée par les éléments portés, depuis, à ma connaissance.
La procédure de révision est une démarche positive, qui procède de cette volonté que la justice sache se remettre en cause."

Page 205 : "Pour l'Affaire Seznec, les choses se sont faites en douceur, car il était hors de question de remettre en cause le travail de la jus-
tice. (...) Les juges acceptent aujourd ' h u i beaucoup mieux que par le passé une procédure en révision. L'évolution s'est faite, engageant des avancées vraisemblablement inéluctables. Une page s'est tournée."

Effectivement, le 30 mars 2001, une page s'est tournée pour la Justice: il restera que pour la première fois de son histoire elle aura montré qu'elle pouvait douter...

Article pervers

Vous vous souvenez certainement de la lettre que trois docteurs en histoire avaient écrites en réplique à une étudiante de La Sorbonne (circulaire n°17). Celle-ci avait cru bon d'adresser à toutes les rédactions des lettres attaquant le livre de Denis Seznec (Le Bagne) et, au-delà, son combat. Avec un ton et des arguments si outranciers qu'ils avaient choqués certains destinataires de ces missives. D'où la réplique, à l'époque, des trois docteurs en histoire. Elles avaient deviné que la pédanterie des propos cachait mal la présence d'un mentor ou d'un manipulateur. Quel était ce personnage tapi dans l'ombre ? Ce "pair courroucé" cité dans la lettre de la jeune pédante et celle des trois docteurs en histoire ? En septembre 2001, il se découvrait enfin, dans la revue Histoire qui consacrait six pages à l'Affaire Seznec,
Un entretien avec un historien, un certain Michel PIERRE, présenté comme le "spécialiste du bagne" (merci pour les trois docteurs qui ont publié des ouvrages faisant autorité), L'étudiante évoquée l'a eu comme professeur avant de devenir sa "collaboratrice" et signer avec lui - quel hasard - un livre réédité sur le bagne. Le "pair courroucé" c'est lui.

Cela aurait pu s'arrêter là et n'aurait pu n'être que l'expression de ce que l'éditeur de DS, Robert Laffont, croyait avoir subodoré: le fiel d'un universitaire frustré qui a publié, il y a une vingtaine d'années, un livre sur le bagne et qui se croit le détenteur du sujet. Mais non. Tout l'article de Histoire - annoncé à sa Une - a été construit non pour évoquer le bagne - juste quelques lignes -mais pour dénigrer le bien-fondé de la requête en révision.

Mais, plus grave, en lisant cet "entretien", Denis SEZNEC passe carrément pour un antisémite et un anti-franc-maçon !

Antisémite et anti-franc-maçon !

La première accusation est basée sur le fait que, selon Michel PIERRE, DS comparerait les camps de bagnards aux camps d'extermination nazis. Tous ceux qui auront lu son livre pourront constater que c'est complètement faux. Il ne compare aucunement les camps "d'extermination" avec les camps de la Tentiaire mais les cite, parmi d'autres, pour mieux en dénoncer le système concentrationnaire. Au contraire, DS dénonce l'horreur nazie, et souligne le mécanisme commun aux systèmes concentrationnaires, C'est extrêmement clair. Rajoutons que les camps nazis ne recelaient pas seulement des Juifs mais également des Résistants, des communistes, des francs-maçons, des tziganes et des centaines de milliers de déportés politiques de tous les bords et de toutes les races. Laisser entendre que le combat de DS serait empreint d'antisémitisme est non seulement odieux mais ridicule.

Quant à l'accusation de mener un combat mettant en cause les francs-maçons, la malhônnêteté de MP consiste à extraire une citation du général DE GAULLE tout en occultant la phrase suivante, beaucoup plus importante qui explique une donnée historique concernant l'Affaire Seznec. Etant donné que MP ne cite pas Nous, les Seznec - le livre le plus complet sur l'Affaire, qui relate aussi la lutte de tous ceux qui ont aidé Seznec - les lecteurs de Histoire ignoreront le rôle central qu'auront justement tenu les francs-
maçons en faveur de sa cause. A commencer par Emile PETITCOLAS (le beau-frère de Seznec, journaliste et franc-maçon) ou la Ligue des droits de l'Homme. Et puis la connaissance du nombre de conférences que DS a tenu au sein des temples, invité par les trois principales obédiences maçonniques, ainsi que le soutien exprimé publiquement par plusieurs grands maîtres pour son combat, aurait dû inciter une revue qui se veut sérieuse à plus de prudence. Elle aurait évité de se rendre complice de calomnies. Mais en lisant la réponse que le directeur général de ce magazine a adressé à DS, en réponse à sa lettre de protestation, il est clair qu'il s'agit plus de nuire que d'ojectivité. Attristant.

La réponse

Edifiant. Aucun respect du contradictoire, négation du trafic des véhicules américains (alors que la justice elle-même le reconnaît), non mise en cause de BONNY et on répond à côté, Pour ces amis de Michel PIERRE, "spécialiste du bagne", celui-ci est le plus qualifié pour traiter de l'Affaire Seznec. Sans contradicteur. Quand à être informé,.. ce directeur de rédaction ne juge même pas utile d'entendre DS. Tout cela en pleine requête en révision! Elégant, objectif et honnête !

Réactions

Les nombreuses lettres qui nous sont parvenues pour dénoncer cet article - notamment de plusieurs historiens - prouvent que nombre de lecteurs de Histoire n'auront pas été dupes: cet article/entretien n'avait qu'un but, celui de tenter de discréditer Denis SEZNEC auprès de milieux influents, ceux de la presse et de la justice en particulier. "Un procédé choquant, méprisable et malhonnête", dixit un actionnaire du groupe éditeur dont la revue en question dépend. Un comble !

Une lettre parmi d'autres

Voici, parmi les lettres qui nous sont parvenues, quelques extraits de celle qu'un historien, François MENART, outré par l'article, a écrite à Histoire. Devant le silence de ce magazine il nous en a envoyé une copie :

"De la lecture des déclarations de Michel PIERRE (à Histoire et sur France-Inter) on retient deux postures. Celle de l'historien universitaire qui ne s'appuie que sur des sources écrites et ignorent
celles qui ne sont pas recoupées, notamment les témoignages oraux. Ainsi le fait que trois demandes en révision ont été rejetées semble être pour lui une preuve suffisante qu'il n'y a pas de "faits nouveaux". Par ailleurs, selon lui, l'inspecteur BONNY était "un bon policier" et "tout semble s'être déroulé
dans les règles" et qu'il y a eu 148 témoins" (que les deux tiers étaient des policiers ou des indicateurs de police ne le trouble aucunement).

"La seconde attitude consiste à dénigrer la démarche de Denis Seznec. Il omet de citer sa contre-enquête - une malhonnêteté intellectuelle - et tient des propos désobligeants sur certaines hypothèses ("scénario des pieds nickelés", "perversion de raisonnement"). Le pire ce sont ces attaques quasi-diffamatoires qui tendent à faire passer DS pour d'extrême droite ("il banalise la Shoah"). Il évoque une comparaison avec les camps d'extermination alors que DS ne parle que des camps de concentration.

Cela démontre une volonté de nuisance car tout historien sait qu'il n'y a eu que six camps d'extermination, c'est-à-dire dotés de chambres à gaz (Auschwitz, Birkenau, Treblinka, Sobibor, Chelmno, Maïdanek, Belzec), Que vient faire la Shoah dans l'Affaire Seznec et le bagne pour déterminer l'innocence ou la culpabilité de Seznec ?

"Mais le pire, à mes yeux, c'est cette phrase: "Avec de tels propos on dessert la cause que l'on prétend défendre".

"Michel PIERRE se sert en réalité de son entretien à Histoire comme une tribune pour critiquer le livre de DS et dénigrer sa personnalité. Jalousie? Sectarisme ? Les deux ?"

"Il balaye la thèse de la Raison d'Etat et dit qu'aujourd'hui il n'y a plus rien à protéger. Et la chose jugée ? Je rappelle également que le trafic des stocks de guerre américains a existé et n'est plus contesté."

"Je termine ma lettre en vous rappelant l'enjeu national que constitue la révision du procès Seznec, Cela permet aussi de comprendre les mécanismes récurrents de l'erreur judiciaire. A moins de dire comme certains, à l'époque de l'Affaire Dreyfus, qu'il faut préférer une grande injustice à un grand désastre."

Gérard Klein l'instit

En octobre 2001, l'acteur Gérard KLEIN a proposé à DS de jouer son propre rôle dans un épisode de sa fameuse série "L'lnstit". Le scénario retraçant la recherche d'un enfant de la Ddass pour connaître les origines de sa famille et qui découvrait que son arrière-grand-père avait été bagnard. Il partait en Guyane et... rencontrait Denis dans les îles du Diable, qui lui racontait le bagne.

L'idée était d'autant plus séduisante qu'elle était éducative et tournée sur place. Gérard KLEIN, extrêmement chaleureux, rappellera de nombreuses fois DS. Le courant passait si bien que Denis fit en sorte de faire coïncider l'inauguration de la place Guillaume Seznec à Kourou et la pose de la stèle dans l'île Royale. Il envisageait même de prêter gracieusement des documents très rares et inédits (des photos extraordinaires que des familles de gardiens ou d'administrateurs lui ont offert). Un vrai cadeau lorsque l'on sait les sommes que les télévisions américaines sont prêtes à verser pour les avoir.

Mais, début mars, brutalement, à la veille de prendre l'avion, KLEIN apprend à Denis que le scénario a été modifié et qu'il n'y figure plus. Il annule donc son voyage et reporte en catastrophe une conférence et l'inauguration de Kourou. Quelques jours plus tard un dirigeant du Centre spatial l'informe que, lors du lancement d'une fusée, la veille du tournage, Gérard KLEIN, présent, lui a fait part de son étonnement de son absence...

L'lnstit aurait-il été victime de la Dengue, maladie tropicale bien connue en Guyane ?

Europe n° 1 :excellente émission

Le mercredi ,13 mars dernier, Yves CALVI dans son émis ion matinale (de 8 h 45 à 10 h 30) sur Europe 1, a reçu DS pour qu'il raconte le bagne. La déportation, la transportation et la relégation ont envoyé des dizaines de milliers d'hommes (et des centaines de femmes !) en Guyane. Le bagne a duré un siècle et est réputé dans le monde entier, pourtant les Français en ignorent les terribles réalités. Sauf les familles de bagnards et de surveillants militaires qui conservent, enfouies dans leur mémoire, comme un secret honteux, ce que leurs parents ont vécu. Le nombre d'appels au standard de la station de radio et le fait que l'émission ait été reprogrammée le dimanche suivant indiquent que l'indice de satisfaction a été très positif. Ce qui confirme les propos écrits dans les nombreuses lettres reçues à FJ suite à l'émission.

Pour ceux et celles qui désirent un CD ou cassette de l'émission il suffit d'écrire à l'un de nos membres actifs: Fabienne RAYNAUD 25, clos de La Vigne, 60240 Chaumont-en- Vexin. Joindre un chèque de 12 € (ce forfait comprend tous les frais dont l'envoi en recommandé).

Le bagne à Ré

Le Musée Ernest-Cognac de St-Martin-de-Ré organise, sous la direction de Jeanne BERNARD-GRIT, une exposition sur le bagne de juin à octobre 2002. 150 photos et des objets ont été prêtées par DS. Renseignements : 05 46 0921 22.

La place Seznec à Kourou

Malgré le report de son inauguration, celle-ci aura bien lieu. Le maire et son conseil municipal de Kourou ont renouvelé leur amitié à Denis. En mai 2001, celui-ci avait déjà été accueilli avec beaucoup de chaleur - dans les deux sens du mot! - en mai 2001 par Jean-Etienne ANTOINETTE, le maire, et un groupe de l'Amicale des Bretons de Guyane.

Assemblée générale 2001

Malgré une petite erreur de dates dans la circulaire annonçant notre Assemblée générale, celle-ci s'est bien tenue le samedi 8 décembre 2001 (et non 2000 !) dans la grande salle d'honneur de la mairie du IXème arrondissement de Paris.

Cette année, aucune élection n'avait lieu. La présidence était assurée par Jacqueline MARBOT et le secrétariat de scéance par Fabienne RAYNAUD. Le rapport d'activités présenté par DS, nous a fait constater que FJ était en plein essor (progression des effectifs, nombre de personnes assistant aux conférences en augmentation). Les rapports moral et financier ont été adoptés à l'unanimité.

Au cours du débat la décision de la Garde des sceaux et de la Chancellerie de déposer une demande en révision du procès Seznec a été largement évoquée. Il est désormais acquis que cette décision historique représente déjà une victoire morale en soi. Au cours des débats une suggestion a été présentée par Marie MENANT et adoptée à l'unanimité : créer un Collectif collectant les principaux dysfonctionnements judiciaires portés à la connaissance de FJ afin de les publier, un jour, dans un "livre blanc". Après une courte projection vidéo rappelant certains moments forts de l'action de FJ, l'Assemblée a été clôturée à 13h.

Une quarantaine de personnes ont ensuite déjeuné avec les membres du CA au restaurant Les Noces de Jeannette. Clein d'ooil de l'histoire : c'est dans ce restaurant que Guillaume SEZNEC et sa fille Jeanne ont donné une conférence de presse dans les années cinquante...

Distinction symbolique.... et celtique !

Comme annoncé dans notre précédente circulaire Armor Magazine, après avoir réuni un jury, a désigné Denis SEZNEC et Mélanie GUYOMARC, "Bretons de l'année 2001."
Cette distinction est remise chaque année à une personnalité qui donne, sur le plan national, aux yeux des habitants de l'Ouest, une bonne image de la Bretagne. Symbolisme.

Le 1 er décembre 2001, à Carhaix, plusieurs élus de l'Ouest (de toutes les tendances politiques) - sont venues fêter l'événement. Rappelons que Mélanie, Miss Bretagne, avait été privée de son titre par Mme Geneviève de FONTENAY, présidente du Comité Miss France, pour avoir défilé à Nantes lors de la manifesta tion réclamant le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne.

Voici un extrait de l'éditorial que Yann POILVET, directeur de la rédaction, a écrit sous le titre "Exemplarité"

"En Denis Seznec, nous avons voulu saluer celui qui, en se battant depuis toujours pour la réhabilitation de son grand-père, est devenu le hérault de la justice contre l'a-justice. La condamnation de Guillaume reste une illustration majeure de cette dernière. En défendant la mémoire de son grand-père, Denis Seznec défend aussi tous ceux qui sont victimes des nouveaux mandarins. En Mélanie GUYOMARD, nous voulons saluer la jeunesse qui monte, crânement, joyeuse, convaincue de la justesse des causes qu'elle s'est choisie.

"Les énervés des sectes jacobines, qui font tant de mal à la laïcité, donc à la République, auront beau copier l'intransigeance des fondamentalistes islamiques: tant qu'il y aura ici des Denis, des Mélanie, leurs amis et leurs copains, ils ne gagneront jamais."

Nuit celtique

L'événement dédié à la Saint-Patrick (fête nationale d'Irlande) les 15 et 16 mars a réuni plusieurs dizaines de formations des Pays celtes (Ecosse, Pays de Galles, Galice, Irlande et Bretagne) au Stade de France. Malheureusement de nombreux membres FJ ont été déçus de ne pas avoir réussi à rencontrer DS comme prévu. C'est la conséquence de la mauvaise entente entre les organisateurs de cet événement international et ceux du Salon Etonnante Bretagne. Cela a engendré une absence totale de signalétique, aucune annonce dans le programme officiel, etc...

Soutien suisse

Un club, comptant plus de 300 membres, dont le siège est à Lausanne, a adhéré à France-Justice. Il faut préciser qu'il s'agit du Club des Bretons de Suisse romande... Nous avons glissé cette petite info ici afin de clore cette page décidément, totalement celtique !

la mécanique de l'erreur judiciaire - Succès pour deux bonnes causes

La pièce, produite à l'initatitive du Rotary de Rennes, notamment Gilles GUIGNON son président, a été montée par Benoit VILLERET. Elle a obtenu un grand succès du 25 au 30 mars. Un véritable exploit d'acteur de la part de Patrick BOQUET, seul sur la scène. Pendant un peu plus de deux heures, cet acteur, avocat à la ville, reproduit d'une façon magistrale la plaidoirie de Maître Philippe LAMOUR. En 1932, cet avocat, à travers un procès en diffamation - appuyé par l'ancien juge HERVE - avait brillamment démontré l'innocence de Guillaume SEZNEC.

Les représentations ont été données au bénéfice de "Pharmaciens sans frontières". Les fonds collectés serviront à soigner 600 enfants irradiés à Tchernobyl. Le Rotary désire faire accueillir la pièce par ses clubs à travers tout l'Hexagone. Ce sera d'autant plus facile a organiser que la pièce ne nécessite qu'un seul acteur, la douzaine d'autres n'ayant qu'un rôle figuratif et peuvent être des bénévoles.

"L'Affaire Seznec, la mécanique de l'erreur judiciaire" : Pour toute information ou contact : Benoît Villeret : 02 99 64 08 89

"Seznec, le bagne"

Le livre continue à être bien diffusé. Après les Editions Robert Laffont, c'est France-Loisirs qui enregistre d'excellentes ventes: c'est l'un de ses best-sellers au premier trimestre. De nombreuses adhésions proviennent de ces lecteurs. En juin, c'est Sélection du Reader's Digest qui sortira le livre dans sa collection "Enquêtes & témoignages". Le cahier photo sera particulièrement riche car il sera renforcé par des photos du premier livre (Nous, les Seznec).

Regret d'un juré

Lors de la signature à la Maison de la presse de Saint-Renan, la petite-fille de l'un des jurés du procès de Guillaume Seznec est venue dire à DS et aux journalistes présents que son grand-père - qui avait voté pour la culpabilité - l'avait regretté toute sa vie.

Ce juré n'ayant pas fait partie des six jurés signataires réclamant la révision du procès, on peut considérer, au vu de ce témoignage familial, que c'est un juré de plus.

Remerciement

La famille PODEUR a été très touchée par le geste de FJ à propos de la mort de leur fils Yves, jeune policier tué à Brest dans l'exercice de ses fonctions. Une course cycliste a été organisée en sa mémoire le 24 mars.

Pierre-Yves Le Nan

Les parents du jeune atteint de la terible "maladie de l'homme de pierre" (dont DS et PPDA sont les parrains) luttent toujours pour obtenir la prise en charge de cette maladie orpheline. Ils dépensent 1.000 € par mois...

Les disparues de l'Yonne : le réseau

L'Affaire des disparues de I'Yonne que nous avons évoquée déjà dans nos circulaires, va sûrement devenir l'un des plus grands scandales de notre institution judiciaire. Les derniers rebondissements de l'affaire indiquent que non seulement les autorités judiciaires, militaires et éducatives ont commis des négligences graves mais elles ont surtout protégé les criminels en entravant le bon déroulement de la justice. On découvre aujourd'hui, atterrés, que l'affaire ne concerne plus uniquement les sept victimes présumées d'Emile LOUIS mais plus largement une vingtaine de cas. La garde des Sceaux elle-même a évoqué 17 jeunes filles mortes ou disparues dans la région depuis 1970. Me Didier SEBAN, l'avocat des familles, parle d'une trentaine de jeunes femmes mortes ou disparues entre 1965 et 1990. Dans la plupart des cas, les procédures ont été classées sans suite par le parquet d'Auxerre. Sans la bataille menée par les familles, l'attitude des magistrats aurait assuré l'impunité à Emile LOUIS et aux autres criminels.

1/ Conseil supérieur de la magistrature

Sur l'avis du Conseil supérieur de la magistrature qui, dans son rapport a relevé des "négligences", un "manque de rigueur" et une "passivité" du parquet d'Auxerre, la ministre de la justice a demandé des sanctions contre les trois magistrats en poste à Auxerre au moment des faits. Daniel STILINOVIC (substitut de 1981 à 1984 et de 1986 à 1989} a été mis à la retraite d'office, Jacques CAZALS (procureur de 1992 à 1999 et aujourd'hui avocat général à la cour d'appel de Paris) a été déplacé d'office.
Quant à René MEYER (procureur de 1979 à 1986) il s'est vu retirer son titre de procureur honoraire. Il avait classé sans suite en 1979 une première enquête de gendarmerie de Christian JAMBERT impliquant le chauffeur de car Emile Louis dans la disparition de Martine RENAULT, une jeune handicapée. Il y a aussi le cas de Sylviane LESAGE-DURAND dont la découverte du cadavre ouvre une enquête en juillet 1981. Emile LOUIS était alors soupçonné avant de bénéficier d'un non-lieu.

En juin 1984, une nouvelle enquête de gendarmerie impliquant à nouveau le chauffeur de car dans la disparition de six autres jeunes handicapées avait été mal aiguillée par Daniel STlLINOVIC, alors substitut, et perdue jusqu'en 1996. René MEYER ne s'y était jamais intéressé. En 1995, Jacques CAZALS, relancé par l'Association de défense des handicapées de I'Yonne, avait de nouveau refusé d'ouvrir une enquête et c'est finalement la cour d'appel de Paris qui l'avait fait en mai 1997. L'enquête avait abouti en décembre 2000 à l'arrestation d'Emile LOUIS, à ses aveux et à la découverte de deux corps.

D'autres magistrats pourraient être sanctionnés dans les prochains mois puisque la Chancellerie vient de lancer une nouvelle enquête de l'Inspection des services judiciaires. Elle portera notamment sur la disparition de dossiers et de scellés qui auraient dû être archivés au tribunal d'Auxerre.

2/ Des jeunes filles puis leurs dossiers disparaissent

Marie Suzanne LE QU EAU, actuel procureur d'Auxerre, a voulu comprendre les dysfonctionnements de son tribunal. En menant l'enquête, elle a remarqué que la plupart des dossiers d'information terminés par un non-lieu ont disparu des archives sans explication. La justice s'interroge aussi sur le classement sans suite de plusieurs disparitions signalées par les familles. L'enquête du Conseil supérieur de la magistrature a permis de découvrir que des dossiers ont été bloqués. Par exemple, en 1987, Martine MENGUY, âgée de 16 ans, disparaît sur le chemin de l'école, la même année on ne retrouve plus la trace d'Isabelle LAVILLE. Cette dernière disparition a fait l'objet d'une enquête préliminaire de la gendarmerie qui concluait à un enlèvement. En trois jours, le parquet avait classé l'affaire sans suite! En 1988, Marie-Angèle DOMECE, âgée de 19 ans, disparaît à proximité de son foyer...

3/ Le gendarme Jambert s'est-il vraiment suicidé ?

Toute l'affaire des disparues de I'Yonne n'aurait jamais éclatée sans l'obstination d'un gendarme, l'adjudant Christian JAMBERT. Et toutes ces jeune filles disparues auraient été définitivement oubliées. Pas une ligne dans un journal. Moins qu'un chien écrasé.

Ecoeuré de constater que ses enquêtes ne débouchaient sur aucune inculpation de la part des différents procureurs, JAMBERT consacrait toutes ses vacances à pister Emile LOUIS. En 1995, il avait demandé à renconter DS à Paris. Celui-ci se souvient d'un homme direct et déterminé mais aussi complètement désabusé de se sentir incompris de la part de sa hiérarchie.

Il était scandalisé que la presse ne fasse aucun écho sur ces disparitions : une véritable conspiration du silence, disait-il. Emile LOUIS lui avait fait cette déclaration, confia-t-il : "Faites attention j'ai des relations !". JAMBERT s'est pendu en 1997 la veille d'une audition importante.
Chose étonnante: le procureur ne s'était pas déplacé et aucune autopsie ordonnée. Au vu de la gravité des événements que l'on commence à découvrir aujourdhui dans cette "affaire Dutroux à la française" DS se demande, comme Didier JAMBERT, le fils du gendarme, si ce "suicide" a bien été le résultat d'un acte désespéré du gendarme.

4/ Sur France-Inter...

Le 26 mars 2001 Denis SEZNEC était l'invité de Patricia MARTIN (émission"Alter Ego") sur France-Inter pour débattre de l'erreur judiciaire, en direct avec Dominique CAMARET, avocate générale près la Cour de cas sation. A cette occasion il avait dénoncé le procureur MEYER dans l'Affaire des disparues de I'Yonne pour illustrer l'irresponsabilité de certains magistrats. Aujourd'hui, un an après cette émission, ce magistrat a été condamné. Psychorigide, bardé de certitudes, il ne s'est même pas déplacé lors de sa convocation devant le Conseil supérieur de la magistrature !

5/ Les torturées d'Appoigny

Le 20 janvier 1984, une jeune fille de 18 ans, pupille de la Ddass et ancienne pensionnaire de l'Apajh d'Auxerre, s'échappe du pavillon d'un certain Claude DUNAND, chauffeur de car. Les policiers découvrent alors une autre jeune fille enfermée dans la cave "préparée" à des scéances de torture. Trois mois d'enfermement dans la cave, nourrie à la pâtée pour chiens, enchaînée nue sur une croix, violée, torturée, battue, fouettée, brûlée, par les membres d'une mysté rieuse "organisation". Des clients débarquent à bord de luxueuses voitures. Encagoulés ils paient DUNAND pour assouvir leurs fantasmes les plus pervers.

l'époque, le procureur en charge de l'affaire est René MEYER. les policiers découvrent deux carnets d'adresses dù tortionnaire et identifient quelques clients. Curieusement, tous sont morts. Un seul est toujours en vie, un fonctionnaire de la Marine nationale que la justice n'estime pas devoir poursuivre. En revanche elle libère... Claude DUNAND en attente de son procès! Cela grâce à une intervention de Jean-Pierre SOISSON auprès du ministre de la justice de l'époque avec l'appui d'une association créée spécialement pour aider DUNAND, la Fraternité Notre-Dame. En novembre 1991, le tortionnaire est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour "séquestration, viols, tortures et actes de barbarie" devant la cour d'assises de I'Yonne.

Mais... au bout de quatre années il est libéré, bénéficiant d'un régime de semi-Iiberté ! On hallucine! Depuis le 1 er juin 2001 il travaille comme chauffeur de car pour la Fraternité Notre-Dame qui a bénéficié, pour cela, d'une aide financière exceptionnelle de 200 000 F de la part du ministère de la justice. Uniquement pour DUNAND !

Les victimes, elles, n'ont pas eu la moindre aide psychologique.A la même époque, Danièle BERNARD, une infirmière qui a connu les victimes d'Appoigny, est assassinée chez elle à coups de tisonnier après avoir été torturée. Claude DUNAND était à nouveau en liberté à ce moment-là. Cette année-Ià égaIe-ment, Joanna PARISH, étudiante est violée, étranglée et nue dans I'Yonne.

6/ Combien d'autres affaires enterrées ?

Les premières disparues appartenaient à l'institut médico-éducatif Saint-Pierre à Auxerre mais on oublie les disparues de l'institut Grattery dans la même ville. Dans cet établissement, sur le registre des entrées de 1975, trois cas au moins sont supects : Brigitte DUPUIS aurait "quitté volontairement l'établissement', Patricia MONNOT aurait "refusé de reprendre les cours" et Chantal STEPHEN "radiée pour non-fréquentation". Ces mentions inquiètent autant que les "fugues" inscrites pour les premières disparues. Comment des jeunes filles handicapées, et donc peu autonomes, ont-elles pu prendre de telles décisions ?

Ces derniers rebondissements relancent les interrogations sur le rôle joué dans cette affaire par l'Apajh, une puissante association qui gérait huit foyers pour jeunes handicapés dans I'Yonne. Les dirigeants, Pierre et Nicole CHARRIER, étaient de petits notables locaux, employant près de 300 personnes. Elle fut conseillère municipale sur la liste de Jean-Pierre SOISSON. Jusqu'à ce que son mari soit condamné pour le viol d'une pensionnaire. C'est dans ces établisse ments qu'Emile Louis repérait ses victimes mais aussi que Claude DUNAND avait enlevé des jeunes filles qu'il avait séquestrées dans la cave d'un pavillon d'Appoigny, non loin d'Auxerre. Il avait installé une salle de tortures et faisait payer des clients qui s'adonnaient à des sévices sur les jeunes femmes. La liste des clients notée dans un carnet a mystérieusement disparu. Or, la justice n'a jamais fait le lien entre Emile LOUIS, les autres disparues et Claude DUNAND, le tortionnaire d'Appoigny.

Daniel STlLINOVIC, ancien procureur à Auxerre qui vient d'être sanctionné, a déclaré: " il y a eu des gens corrompus qui ont permis à l'information d'être étouffée". Les dossiers disparaissaient avant que l'on puissent s'interroger sur les disparues ! Il est maintenant légitime qu'après plus de vingt ans la justice rattrape le temps perdu et explique les sabotages. Marylise LEBRANCHU qui avait souhaité des sanctions plus sévères à l'égard de ces magistrats (elle n'a pas le pouvoir d'aller au-delà de l'avis du CSM) a reçu les familles des victimes.

Insécurité

La délinquance augmente, particulièrement celle qui est accompagnée de violences contre les personnes. En 2001,7,69 % de plus qu'en 2000 où les agressions avaient progressé de 6 %.

Ces chiffres-Ià ne peuvent laisser indifférents. Ils renvoient au calvaire quotidien que vivent nombre d'habitants des cités. Ils reflètent une réalité faite de peur : cages d'escaliers vandalisées, parkings-traquenards, transports en commun dangereux, etc. Il est sain, normal, heureux que cette question soit au coour de la campagne électorale : elle est au centre des préoccupations des Français. Désormais il n'est plus possible de nier le phénomène sauf d'être de mauvaise foi. D'autant plus que ce sont les plus faibles des citoyens qui sont les plus touchés par l'insécurité. Pour bien mesurer l'ampleur du phénomène qui va obligatoirement modifier tout notre système judiciaire - nous publions ci-contre un tableau qui situe le cas français dans le paysage européen.

- 2,3 millions de vols ont été recensés en 2000. Il y a quarante ans, ce chiffre était sept fois moindre.
- 30 % des habitants des quartiers HLM ont été victimes d'une attaque au cours des douze derniers mois.
- 177 000 mineurs ont été mis en cause en 2001 par la police et la gendarmerie. En 1960, ce nombre était de 40 000.

Ces chiffres inquiétants doivent nous aider à poser le débat sur la sécurité avec une approche qui intègre un questionnement sur les priorités de l'Etat, la nécessité de l'éducation civique, la remise au goût du jour, peut-être, de vieilles valeurs républicaines.

"Naguère, les choses étaient assez simples, écrit Le Monde (31 mars). Si vous étiez de gauche, vous jugiez exagérées les angoisses de ceux qui racontaient les difficultés de leur vie quotidienne dans les banlieues; vous êtiez enclin à soupçonner de racisme ceux qui se plaignaient de vivre dans des cités transformées en coupe-gorge et qui avaient le front de souligner que nombre des auteurs des vols et des agressions étaient des jeunes issus de l'immigration."
"Or, ajoute le quotidien, "que l'on soit de droite ou de gauche, on est bien obligé de reconnaÎtre quelques faits. Le premier est que les chiffres de la délinquance ont fortement augmenté. Le sentiment d'insécurité n'est pas une pure invention. Le deuxième constat: la répression est un des volets nécessaires de la lutte contre l'insécurité.

Troisième point d'accord (entre la droite et la gauche) : la sanction ne suffit pas."
Est-ce la période électorale qui a permis la levée de l'aveuglement qui prévalait depuis tant d'années. dans le milieu politico-médiatique ? L'une des premières injustices commises par une société c'est de laisser ses citoyens les plus faibles à la merci des plus forts. C'est ce que l'on appelle la loi de la jungle.

Petites infos

L'Affaire Jésus. Dans son livre PETIT LEXIQUE DES IDEES FAUSSES SUR LES RELIGIONs, paru chez Albin Michel, Odon VALLET, écrit p. 76 : "L'Affaire Jésus a laissé encore moins de traces, son protagoniste n'étant, pour l'histoire profane, qu'un agitateur d'idées parmi les milliers qui trouvèrent la mort dans la Palestine de ces temps-Ià. Quant aux évangiles, ils sont trop postérieurs aux faits et trop empreints de jugements de valeur pour qu'on s'y fie entièrement. Comment pourrait-on aujourd'hui réhabiliter Guillaume Seznec sur le seul témoignage de son petit-fils?" Se poser la question de cette façon prouve que l'on peut être un grand professeur à La Sorbonne et un mauvais raisonneur...

Pénitentiaire : meurtre en sous-sol. Condamné en 1999 à un an de prison ferme pour agression, Michel LESTAGE, 60 ans, s'était présenté à l'entrée de la maison d'arrêt de Gradignan, le 15 mars dernier, pour purger un reliquat de peine de seulement deux jours. "II ne comprenait pas mais il y a été en disant que tout cela serait bientôt terminé, et il était confiant." se souvient son frère Jean. Placé dans la cellule 210 avec un prisonnier psychotique qui venait de passer trois semaines au mitard pour avoir agressé sauvagement son précédent codétenu, Michel LESTAGE est retrouvé mort le lendemain matin, baignant dans son sang. Les coups ont été portés à la gorge par YAGORO, 24 an, connu pour ses réactions très violentes, souffrant de troubles mentaux importants. Il a d'ailleurs bénéficié d'un non-lieu car considéré irresponsable de ses actes. Pour mettre un homme de 60 ans avec un jeune, fou furieux, cela relève de la non-assistance à personne en danger. Sur le plan moral car sur le plan du règlement de la Pénitenciaire, cela est une autre affaire...

Tolérance 0 ? En période électorale on entend beaucoup de choses. Rappelons que 80 % des plaintes sont classées sans suite, que 37 % des peines ne sont pas exécutées et que 7 % des peines de substitution, seulement, suivies d'application...

Exposition "officielle" de France Justice. Dans le cadre de la célébration du centenaire de la loi de 1901, qui a institué la liberté d'association en France, France-Justice a été sélectionnée et fêtée avec 9 autres associations au siège de la Direction des Journaux officiels, à Paris. Ainsi, pendant deux mois, six grands panneaux conçus et fabriqués par les services du JO ont présenté notre association au public. Pour clôturer cette manifesation, en présence du préfet, un tirage au sort a eu lieu pour doter l'une des dix associations d'un ordinateur. Malheureusement ce ne fut pas FJ. Dommage... car le nôtre avait de sérieux problèmes quelques semaines plus tard !

Plainte d'un père. Jean-Pierre ESCARFAIL, père de Pascale 19 ans, violée et assassinée par Guy GEORGES en 1999, a décidé d'attaquer l'Etat près le tribunal administratif pour dysfonctionnements. C'est le moins que l'on puisse dire.

Plainte d'une femme. Sabrina, 19 ans, victime d'un viol, a porté plainte contre l'Etat après que son agresseur, IBNELKAïD, condamné à 14 ans, a pris la fuite, suite à "une série de dysfonctionnements", selon le procureur...

Lettre de relance. Nous avons envoyé une lettre de relance à tous les membres qui n'étaient pas à jour de leurs cotisations depuis deux ans. Malheureusement, lors de l'envoi de notre dernière circulaire, une mauvaise manipulation nous a fait intervertir certaines piles d'enveloppes... Résultat : une soixantaine de membres ont été relancés à tort. Toutes nos excuses !

Deperrois. Notre petit article (circulaire 18) qui signalait la demande en révision de Jean-Marc DEPERROIS, a suscité une vive réaction de Marcel CHRISTOPHE. Celui-ci s'étonnait d'un parti pris pour Corinne TANAY, la maman de Emilie la petite fille empoisonnée par du cyanure qui avait été mis dans sa Josacyne. Nous maintenons les quelques lignes que nous avions écrites. Nos propos n'enfonçaient aucunement DEPERROIS. Nous dénoncions au contraire le fait qu'il avait été condamné uniquement sur la base d'expertises controversées. Le doute doit toujours tarauder l'es prit de ceux qui craignent qu'une erreur judiciaire peut avoir lieu lorsqu'aucune preuve absolue n'existe. Toutefois, si nous indiquions les coordonnées de son comité de soutien - et c'est cela qui semble avoir été mal compris - nous dénoncions également avec vigueur l'intolérance de certains membres de celui-ci car ils s'en prenaient aux TANAY ! Nous ne pouvons admettre que sous prétexte de dénoncer une injustice on finisse par harceler les victimes. Au point que les parents de la petite Emilie, ont été obligés de fuir leur lieu de vie. On a été jusqu'à refuser d'inscrire Maxime, le petit frère d'Emilie, à l'école ! En aucun cas nous ne "cautionnons implicitement une erreur judiciaire" en défendant certains principes. Bien au contraire.

Nos membres. Notre ami Mouloud AKKOUCHE vient de publier un nouveau roman chez Flammarion. Son livre, CAYENNE MON TOMBEAU, a pour toile de fond le destin tragique de son père, forçat en Guyane. Le propos est d'autant plus touchant qu'il est brodé avec une très belle écriture. A la fin de son livre Mouloud remercie France-Justice "dont les travaux m'ont servi de boussole dans ce voyage au coour de l'enfer du bagne de Cayenne."

Daniel DELACOTTE autre ami et membre de FJ vient de publier LE TOUR DU MONDE VU PAR UN EPOU VANTAIL A MOINEAUX. Un recueil de notes de voyage accompagnées de magnifiques photos.

André POUSSIN nous a transmis un don de la part de Louis LEFRANÇOIS, rescapé des camps de la mort. Agé de 87 ans, celui-ci a décidé de répartir les droits d'auteurs de son livre DACHAU MATRICULE 77044. Son geste nous touche d'autant plus qu'il provient d'un ancien Résistant.

Soutiens. Jean-Louis FARRUGIA nous a transmis les lettres de soutien de Jacques PELISSARD, député-maire de Lons- le-Saunier, et de Jean-Louis MILLET maire de Saint-Claude.

Réunion du CA. La prochaine réunion du Conseil d'administration aura lieu le samedi 20 avril 2002 à Paris. A l'ordre du jour, la fin du mandat de trois de ses membres conformément aux statuts.

Décès. Le 24 décembre 2001, nous avons eu la grande tristesse d'apprendre le décès d'y von TANGUY. En octobre, il correspondait encore avec DS pour le soutenir contre les accusations odieuses dont celui-ci était l'objet. Occupant une haute fonction au Grand-Orient il était même intervenu auprès de Alain BAUER, le grand-maître. Le Bureau adresse ses condoléances particulièrement chaleureuses à Suzie, son épouse. Nous avons eu également la grande tristesse d'apprendre le 14 février dernier, le décès de Mme Geneviève ANTHONIOZ-DE GAULLE. Elle soutenait la cause de Seznec depuis longtemps. En 1998 elle avait même écrit à Elisabeth GUIGOU, Garde des sceaux, pour exprimer le souhait de figurer sur la liste des personnalités réclamant la révision. Le 29 janvier c'est Paulette ESCUYER, membre de FJ depuis toujours et femme d'une très grande générosité qui nous a quittés. Toute notre sympathie à André DESBIOLLES, son compagnon. Jacqueline FIEULAINE est décédée le 5 février. Le Bureau adresse ses condoléances à notre amie, sa soeur Marie- Thérèse LEBRUN. Jean-Pierre CHABROL, le célèbre conteur nous a quittés. Comme Lydia OLLIVEAU, témoin dans l'Affaire devenue amie, et Jeanne LE BRIS, membre fidèle et généreuse donatrice. Le Bureau adresse ses condoléances à toutes les familles.

 

C'étaient nos principales informations. N'oubliez pas de consulter le répondeur pour les dates de conférences et le site internet multimania.com/fjustice pour une information plus large. De nouvelles pages y ont été créées par notre webmaster Stéphane Cohan (0235711869) afin de mieux expliquer la procédure en révision en général, et la "Loi Seznec" en particulier. Une page retrace aussi schématiquement l'entièreté de l'Affaire. Sinon, demeurez mobilisés : dès que vous entendrez que la Commission de révision va rendre public son vote, écoutez notre répondeur : 01 42 85 01 76.
Merci pour votre soutien. Faites adhérer vos relations ou amis : plus nous serons nombreux, plus nous pèserons moralement pour faire changer la justice !

Avec nos plus amicales salutations soyez assuré chère amie ou cher ami, de notre solidarité.

Le Bureau de France-Justice