La surpopulation scandaleuse de certaines prisons, l’octroi des
permissions de sortie, le suivi des condamnés remis en liberté, la grogne
des policiers, l’accès de la justice aux plus démunis.. autant de
problèmes que l’actualité se charge de nous rappeler quasiment en
rafales ces dernières semaines..
Le dénominateur commun est le même. Les moyens alloués à la
Justice.
Les chiffres ?
Le budget 2015 pour la justice est de 7,94 milliards.
78941 agents appartiennent au Ministère de la Justice.
La réponse à tous ces dysfonctionnements est la même. La Justice
manque de moyens.
Pas assez de places dans les prisons,( 57800 places pour 66200
détenus) Nombre de surveillants insuffisant. Sécurité non assurée.
Pas assez d’agents de probation, Juges de l’application des peines
débordés (700 dossiers en moyenne à gérer pour un juge de
l’application des peines en province)
Manque cruel de moyens dans la police. (certains apportent leur
ordinateur personnel dans les commissariats et paient les ramettes de
papier..)
Désengagement de l’Etat dans le financement de l’aide
juridictionnelle (AJ) alors que le nombre de justiciables éligibles à l’AJ
est grandissant et que les missions entrant dans le cadre de l’AJ sont
plus nombreuses (auditions libres, médiation, hospitalisation d’office,
défense des détenus en prison..)
Depuis des années, l’effort de l’Etat au financement de la Justice est trop
faible.
0,19% du PIB par habitant ce qui classe la France au 37e rang européen
largement devancée par l’Allemagne, l’Irlande, le Royaume uni…. Mais
aussi par l’Estonie, la Croatie, la Lituanie, la Grèce, la Turquie,
Andorre…
Quand un français verse par an pour la Justice 61 euros, un allemand
verse 114 euros, un irlandais la même somme, un suisse 197 euros, un
monégasque 167 euros…..
Ce désengagement chronique conduit à la manifestation des policiers
en grand nombre, la deuxième fois seulement de puis 1983.
Il conduit aussi à la grogne des avocats, de tous les avocats y compris
pour la première fois du Barreau de Paris contre les mesures affectant le
financement de l’aide juridictionnelle… Avec plus de modération en
raison de leur statut, les magistrats ne manquent pas de stigmatiser un
système à bout de souffle.
Les solutions pour y remédier sont prises dans l’instant et donc sans
réflexion profonde ; elles consistent ici à injecter quelques centaines de
milliers d’euros, là à recruter et augmenter des effectifs, ou là encore de
légiférer prochainement pour améliorer telle ou telle situation.
Ces mesures ou promesses de mesures, sont insuffisantes et mal
perçues ou maladroites.
Ainsi quand pour pallier au désengagement de l’Etat dans le
financement de l’aide juridictionnelle, on décide de ponctionner les
revenus des avocats, le ras le bol est forcément au rendez vous. C’est
comme si on ponctionnait les honoraires des médecins pour renflouer le
déficit de la sécurité sociale ou si on délestait partiellement les
enseignants d’une partie de leur salaire pour financer l’éducation
nationale. Assurer aux citoyens l’accès à la Justice est pourtant une
obligation de l’Etat.
Ou quand pour tenter de désengorger les tribunaux, on rend passibles
d’une simple contravention les conducteurs sans permis de conduire
alors que les chiffres de la délinquance routière explosent !
Au final, et malgré quelques astucieux maquillages dénoncés par
l’inspection centrale de l’administration, les chiffres de la délinquance
augmentent, le sentiment d’insécurité n’a jamais été autant ressenti
dans la population qui se sent en danger quand, par exemple pour des
motifs de lenteur anormale, on se voit contraint de relâcher en quelques
jours deux assassins et un délinquant plusieurs fois condamné au grand
dam des victimes que se sentent totalement délaissées.
Les acteurs de la Justice n’y croient plus et pire encore, les justiciables
eux-mêmes n’ont plus confiance en leur justice..
Ce n’est pas un constat partisan.
C’est une réalité objective. Chacun peut le faire.
Ce constat dépasse les clivages politiques.
A quand une véritable reprise en mains de la Justice ?
De nombreux commentateurs de tous bords posent la question,
régulièrement sans plus trop y croire.
Sont attendues une vraie politique judiciaire nouvelle, des mesures
cohérentes, courageuses et partagées dans l’opinion.
Sans consensus de l’opinion, le désamour persistera.
Et que peut faire, modestement, France-JUSTICE ?
Au-delà, au cas par cas, d’essayer de redonner espoir à quelques
justiciables désemparés ce qui est humainement louable mais d’une
efficacité totalement vaine, essayons en rassemblant  et en capitalisant
des idées, de rester une force de suggestions et de propositions pour
apporter des pierres à la reconstruction d’un système bien endommagé.
On pourra utilement se rappeler et plagier les propos d’un Président
américain assassiné « ce que la JUSTICE ne peut pas faire pour
nous, réfléchissons à ce que nous pouvons faire pour la JUSTICE

La surpopulation scandaleuse de certaines prisons, l’octroi des permissions de sortie, le suivi des condamnés remis en liberté, la grogne des policiers, l’accès de la justice aux plus démunis… autant de problèmes que l’actualité se charge de nous rappeler quasiment en rafales ces dernières semaines…

Le dénominateur commun est le même. Les moyens alloués à la Justice.

Les chiffres ?

Le budget 2015 pour la justice est de 7,94 milliards.

78 941 agents appartiennent au Ministère de la Justice.

La réponse à tous ces dysfonctionnements est la même. La Justice  manque de moyens.

Pas assez de places dans les prisons,(57 800 places pour 66 200 détenus). Nombre de surveillants insuffisant. Sécurité non assurée.

Pas assez d’agents de probation, Juges de l’application des peines débordés (700 dossiers en moyenne à gérer pour un juge de l’application des peines en province).

Manque cruel de moyens dans la police (certains apportent leur ordinateur personnel dans les commissariats et paient les ramettes de papier…).

Désengagement de l’Etat dans le financement de l’aide juridictionnelle (AJ) alors que le nombre de justiciables éligibles à l’AJ est grandissant et que les missions entrant dans le cadre de l’AJ sont plus nombreuses (auditions libres, médiation, hospitalisation d’office, défense des détenus en prison…).

Depuis des années, l’effort de l’Etat au financement de la Justice est trop faible.

0,19% du PIB par habitant ce qui classe la France au 37e rang européen largement devancée par l’Allemagne, l’Irlande, le Royaume uni…. Mais aussi par l’Estonie, la Croatie, la Lituanie, la Grèce, la Turquie, Andorre…

Quand un français verse par an pour la Justice 61 euros, un allemand verse 114 euros, un irlandais la même somme, un suisse 197 euros, un monégasque 167 euros…

Ce désengagement chronique conduit à la manifestation des policiers en grand nombre, la deuxième fois seulement de puis 1983.

Il conduit aussi à la grogne des avocats, de tous les avocats y compris pour la première fois du Barreau de Paris contre les mesures affectant le financement de l’aide juridictionnelle… Avec plus de modération en raison de leur statut, les magistrats ne manquent pas de stigmatiser un système à bout de souffle.

Les solutions pour y remédier sont prises dans l’instant et donc sans réflexion profonde ; elles consistent ici à injecter quelques centaines de milliers d’euros, là à recruter et augmenter des effectifs, ou là encore de légiférer prochainement pour améliorer telle ou telle situation.

Ces mesures ou promesses de mesures, sont insuffisantes et mal perçues ou maladroites.

Ainsi quand pour pallier au désengagement de l’Etat dans le financement de l’aide juridictionnelle, on décide de ponctionner les revenus des avocats, le ras le bol est forcément au rendez vous. C’est comme si on ponctionnait les honoraires des médecins pour renflouer le déficit de la sécurité sociale ou si on délestait partiellement les enseignants d’une partie de leur salaire pour financer l’éducation nationale. Assurer aux citoyens l’accès à la Justice est pourtant une obligation de l’Etat.

Ou quand pour tenter de désengorger les tribunaux, on rend passibles d’une simple contravention les conducteurs sans permis de conduire alors que les chiffres de la délinquance routière explosent !

Au final, et malgré quelques astucieux maquillages dénoncés par l’inspection centrale de l’administration, les chiffres de la délinquance augmentent, le sentiment d’insécurité n’a jamais été autant ressenti dans la population qui se sent en danger quand, par exemple pour des motifs de lenteur anormale, on se voit contraint de relâcher en quelques jours deux assassins et un délinquant plusieurs fois condamné au grand dam des victimes que se sentent totalement délaissées.

Les acteurs de la Justice n’y croient plus et pire encore, les justiciables eux-mêmes n’ont plus confiance en leur justice..

Ce n’est pas un constat partisan. C’est une réalité objective. Chacun peut le faire.

Ce constat dépasse les clivages politiques.

A quand une véritable reprise en mains de la Justice ?

De nombreux commentateurs de tous bords posent la question, régulièrement sans plus trop y croire.

Sont attendues une vraie politique judiciaire nouvelle, des mesures cohérentes, courageuses et partagées dans l’opinion.

Sans consensus de l’opinion, le désamour persistera.

Et que peut faire, modestement, France-Justice ?

Au-delà, au cas par cas, d’essayer de redonner espoir à quelques justiciables désemparés ce qui est humainement louable mais d’une efficacité totalement vaine, essayons en rassemblant  et en capitalisant des idées, de rester une force de suggestions et de propositions pour apporter des pierres à la reconstruction d’un système bien endommagé.

On pourra utilement se rappeler et plagier les propos d’un Président américain assassiné « ce que la JUSTICE ne peut pas faire pour nous, réfléchissons à ce que nous pouvons faire pour la JUSTICE ».