Après une longue absence, l’association se remet en selle.

Sans doute cette pause était elle nécessaire après de longues années de lutte, d’investissement sans limite et d’espoirs déçus.

Pendant tous ces mois, France-Justice n’en a pas moins continué de travailler… dans l’ombre, à tenter de résoudre ou démêler des cas particuliers dont il était pourtant entendu qu’elle ne le ferait plus.

Bien difficile cependant de ne pas répondre à l’appel souvent désespéré de justiciables déboussolés, étrillés, ruinés, écrasés, dévastés par des procès sans fin et une justice qui disent ils, ne les entend pas. Pour la majorité d’entre eux, il n’y a plus rien à faire. Les décisions sont définitives, les délais sont dépassés, les voies de recours épuisées, les possibilités de révision civile ou pénale totalement nulles. Leur dire ne fait que transformer leur découragement en désespérance. France Justice est victime de son image.

De nombreux sympathisants y ont vu et continuent d’y voir un organisme supra judiciaire capable de réparer les injustices ou régler les dysfonctionnements. Le charisme de Denis et la cause emblématique qui l’a mobilisé pendant 40 ans l’expliquent largement. Sûrement. Pour autant, ces appels à l’aide, des lettres par dizaines auxquelles pendant des mois France Justice s’efforçait de répondre, manifestant à chaque fois soutien et empathie, ont fini par venir à bout de notre mentor.

Si Denis a pris du recul, décision que personne ne contestera, France –Justice ne peut, au risque de décevoir quelques uns, continuer sur ces bases. La poursuite de ces pratiques ces derniers mois a révélé l’impasse du mouvement qui s’accompagne au surplus d’un double effet négatif :

  • la disparition de France Justice des circuits médiatiques
  • une débauche d’énergie et de vains efforts alors que dans le même temps se profilent de enjeux de première importance qu’en quelques semaines, l’actualité s’est chargée de nous rappeler.

- Les rebondissements de l’affaire BOULIN que, souvenons nous, Fabienne BOULIN BURGEAT en son temps à l’occasion d’une assemblée générale de France Justice, était venue nous exposer. La réouverture de ce dossier que l’on croyait définitivement fermé, montre que l’acharnement quand il est légitime et argumenté, finit par l’emporter

- Ces remises en liberté en série qui traduisent la défaillance d’un système judiciaire à l‘agonie faute de moyens.

- Le refus de réviser la condamnation de Raphaël MAILLANT en dépit d’un doute sérieux… cette loi du 20 juin 2014 qui est sensée assouplir les conditions de la révision des condamnations pénales ne serait elle qu’un leurre ??

- Les poursuites engagées à l’encontre du syndicat de la magistrature à propos du « mur des cons » en dépit de fortes interventions. Comment pouvait on entendre et accepter l’argument qu’épingler la tête du Général CHMITT, sympathisant de France Justice, n’était qu’un défouloir ???

- Les orientations de la politique pénale que, sans aucun parti pris politique, une immense majorité de professionnels de tous bords, rejette et que des nombreux magistrats n’appliquent pas !

France Justice fera davantage œuvre utile à réfléchir, suggérer, proposer sur tous ces sujets dans le cadre d’une stratégie plus efficace, un équipe plus resserrée et des objectifs plus ciblés.

Pour y parvenir, une légère modification des statuts s’impose et qui sera proposée à l’Assemblée Générale qui se tiendra comme à l’habitude à la Mairie du 9e arrondissement, rue Drouot, où nous vos attendons

 

le Samedi 7 Novembre 2015
à 14 heures