L’administration n’a pas facilité le tournage du film de Vincent Garenq Présumé coupable.

« Pour la prison – vétuste – rien ne nous a été proposé, nous a expliqué le réalisateur. Un obstacle qui a décalé de deux semaines le tournage. C’est finalement une prison belge en voie de réhabilitation (pour les prisons, pas pour ceux ou celles qui sont à l’intérieur…) qui a fait l’affaire. Pour les scènes de tribunal et de procès, nous étions persona non grata dans le Nord. » La production n’a même pas pu visiter le tribunal de Boulogne-sur-Mer. Lors des Journées du Patrimoine vous pouvez, éventuellement, « visiter » cette prison, mais pas pour le repérage d’un film…

Ce film sort ce mercedi 7 septembre et est déjà positionné par la critique comme LE film de l’année. Une partie du Bureau de France-Justice l’a vu au printemps (en avant-première) en compagnie de Alain Marécaux et des Innocentés d’Outreau. Allez le voir car il démontre parfaitement, par l’excellent jeu d’acteur de Torreton (qui représente Alain) comment du jour au lendemain un citoyer peut, d’un seul coup, descendre dans les abîmes de l’enfer. Personne n’est à l’abri, d’autant plus que notre Justice demeure toujours comme une machine sourde et aveugle…